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La Venus à la fourrure

20 Décembre 2013 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Roman Polanski se met en scène à travers Mathieu Amalric et sa femme, Emmanuelle Seigner, dans un huis-clos à la mécanique implacable. Mais le cinéaste aboutit à mieux dans sa dérangeante dernière partie.

Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric

Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric

La Vénus à la fourrure (Roman Polanski, 2013)

 

Avouons-le, les premières minutes de la Vénus à la Fourrure nous ont fait craindre le pire. Le surjeu d'Emmanuelle Seigner et le sentiment que le cinéaste allait nous donner une leçon sur ces démiurges que sont les metteurs en scène et lui-même en particulier nous agaçaient quelque peu. Mais rapidement la mécanique du film se met en place et le jeu de chat et de souris débute. Alors le film se fait plus divertissant et l'interaction entre les deux interprètes fonctionne parfaitement. La caméra souple de Polanski laisse le spectateur en zone de confort. Aucune baisse de rythme, beaucoup d'humour, on pense dans les meilleurs moments aux numéros les plus brillants du Limier (Joseph L. Mankiewicz, 1972). Dans son ultime partie, Polanski lâche les chevaux et délire dans une représentation de névrosé un peu pathétique. Ainsi le talent de mise en scène rend jubilatoire l'exercice d'auto-flagellation finalement ambivalent.

 

nolan

 

Note de nolan : 3

Note d'Antoine : 3

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