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Enemy

20 Octobre 2014 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Le film de Denis Villeneuve, passé une introduction alléchante, n'a quasiment aucun intérêt. La photographie blafarde et sombre n'est pas engageante, la construction des personnages peu cohérente, le propos pas bien profond. On se demande où le réalisateur voulait en venir.

Jake Gyllenhaal x 2

Jake Gyllenhaal x 2

Enemy (Denis Villeneuve, 2013)

 

Les premières minutes d'Enemy sont intrigantes. On pense au cinéma tortueux de David Lynch, à celui de Stanley Kubrick dans ce qui ressemble à une cérémonie bas de gamme d'Eyes Wide Shut. Passé ces mystérieux moments, Enemy déroule son histoire de double parfait : Adam, un professeur d'histoire (Jake Gyllenhal) découvre qu'un acteur sans succès, Anthony (Jake Gyllenhall), est son sosie absolu. Et c'est tout. Les développements qui suivent n'ont aucun intérêt. On se prend à imaginer ce qu'aurait fait David Cronenberg, l'auteur de Faux-Semblants (1988), avec un tel point de départ. Il est même possible que Villeneuve ait songé au cinéaste canadien en tentant de traiter la ville de Toronto par une photographie sèche. Mais même sur ce point, c'est un échec, l'image est blafarde ou beaucoup trop sombre et ne dégage aucune beauté.

Quand, sans que cela ne recèle le moindre attrait, les sosies échangent leur vie, le réalisateur clôt brutalement le film. Peut-être la pirouette finale existait-elle déjà dans le livre (L'Autre comme moi de José Saramago, 2002) ici adaptée. Si elle est visuellement fort réussie, elle nous a également semblé être l'aveu du ratage du projet de Villeneuve.

 

nolan

 

Note de nolan : 1

 

 

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dasola 25/10/2014 09:36

Rebonjour, en effet, quelle déception que ce film. J'ai tant aimé Incendies et Prisoners que ma déception fut grande à la projection d'Enemy. Bonne journée.

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