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Mary et Max

10 Octobre 2009 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Mary est une jeune fille australienne pas bien jolie avec des parents pas biens marrants. Max est un quadragénaire new-yorkais socialement inadapté qui vit avec ses poissons rouges. Les deux entretiennent une amitié épistolaire drôle et tendre.

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Film d'animation image par image (à l'instar de L'Etrange Noël de Monsieur Jack, 1994, d'Henry Selick et Tim Burton), ce conte m'a fait penser à un dessin-animé de Tex Avery dans lequel l'auteur met au sens propre les expressions au sens figuré (un type raconte qu'il a vu une fille avec de sacrés pares-chocs et le dessin animé montre une fille avec des pares chocs à la place des seins). La parole en off est omniprésente (celle du narrateur et des correspondants) et autour d'elle danse l'animation noire ou orangée. La parole en charge des obligations narratives libère alors l'image qui assure l'élan poétique de l'histoire.
Lueurs dans l'obscurité. Le mauvais sort qui s'acharne est déjoué par les lettres, forces vitales de leurs rédacteurs. Si loin, si proches... Nos deux héros sont en symbiose, de la première à la dernière goutte d'encre.
L'exemple pour soutenir mon argument : le cinéaste s'amuse même à faire danser l'alphabet dans la bouche d'un bègue  d'origine grecque (ou l'inverse). Le nom à rallonge du jeune garçon nécessite un petit taquet dans la nuque pour le prononcer : les lettres se déversent de ses lèvres comme une farandole.

 

Mary et Max (2009) d'Adam Elliot

Note de nolan : 3

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