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Date Limite

16 Novembre 2010 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Une comédie américaine plutôt bien troussée quoique peu originale capitalisant à juste titre sur ses stars qui forme un couple détonnant. Un bon moment de rigolade sans pathos pour lequel l’auteur pioche un peu chez les frères Coen et beaucoup chez Francis Veber.

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Robert Downey Jr, le chien et Zach Galifianakis

 

Un yuppie sarcastique, Peter Highman (Robert Downey Jr), doit prendre un vol pour Los Angeles pour assister à la naissance de son premier enfant. Mais Ethan Tremblay (Zach Galifianakis), un acteur de troisième zone, vient croiser sa route et l’entraîne dans une série de catastrophes qui vont obliger les deux protagonistes à traverser les Etats-Unis en voiture.

On reconnaît bien là le François Pignon des films de Francis Veber, le type maladroit, insupportable et pourtant touchant. A Hollywood, je suppose qu’on appelle ça un film de mecs comme il existe des films de filles. Ici, la présence féminine est reléguée au second plan et l’homosexualité d’Ethan Tremblay est même largement sous-entendue. Ce piètre comédien est rongé par la solitude et a un coup de foudre pour Peter (sa mâchoire carrée, son assurance et son charme naturel, …). Ce genre de comédie repose bien sûr sur une bonne interaction entre les personnages et sur ce point la sauce prend sans problème tant les acteurs sont rôdés dans leur numéro respectif, Downey Jr rejouant Sherlock Holmes et Iron Man (dans les films éponymes de Guy Ritchie en 2010 et Jon Favreau en 2008 et 2010) et Zach Galifianakis reprenant peu ou prou son rôle de doux dingue irresponsable qu’il tenait dans Very Bad Trip (Todd Philips, 2008). Le film prend un peu aussi chez les frères Coen et en particulier dans The Big Lebowski (Joel Coen, 1997) puisqu’Ethan est un gros fumeur de hachisch et transporte, dans une boite à café, les cendres de son père. Et si la dispersion de celles-ci donne lieu à un discours assez drôle mais pas si absurde (« Papa, tu étais comme un père pour moi »), le vent ne les ramène pas dans la figure des héros[1]. C’est assez symbolique du fossé qui sépare le film des frangins et de celui qui fait l’objet de la présente note. Mais on passe un agréable moment, la réalisation est soignée (y compris les scènes d’actions puisqu’elles font partie intégrante des comédies américaines du moment) et si le road movie est bien sûr prétexte à l’alignement de sketches faisant intervenir seconds rôles croustillants, ils sont suffisamment bien foutus pour pardonner cette facilité et d’autant que l’on ne pourra donc pas considérer l’œuvre comme autre chose qu’un (bon) divertissement.

 

nolan

 

Note de nolan : 2

 

Date Limite (Todd Philips)

 

[1] Je renvoie aux réponses de Ran au questionnaire sur la mort, à la question sur l’enterrement le plus incongru.

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