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De Vrais mensonges

15 Décembre 2010 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Des films de Pierre Salvadori, on apprécie toujours ses hommes sympathiques et lunaires, face à des personnages féminins plus tempétueux. Cette fois-ci, une jeune patronne de salon de coiffure qui, pour mettre un peu de baume au cœur de sa mère, décide de lui envoyer une lettre d'amour d'un mystérieux mais lettré inconnu. Sauf que… Charmant et drôle.

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de-vrais-mensonges.jpgJudith Chemla et Nathalie Baye

(une des meilleures scènes :en pleine révélation, l'une a un choc et l'autre se sent de trop)


Des films de Pierre Salvadori, on apprécie toujours ses hommes sympathiques et lunaires, plus ou moins dépressifs face à des personnages féminins plus tempétueux.

Cette fois-ci, c'est Emilie (Audrey Tautou), en jeune patronne de salon de coiffure qui, pour mettre un peu de baume au cœur de sa mère Maddy (Nathalie Baye) toujours pas remise de sa rupture avec son mari, décide de lui envoyer une lettre d'amour d'un mystérieux mais lettré inconnu. Sauf que… Sauf qu'Emilie n'a pas écrit cette lettre elle-même mais en a recopié une qui lui était destinée envoyée par un mystérieux mais lettré inconnu qui n'est autre – mais bien sûr elle l'ignore – que Jean (Sami Bouajila), en charge des menus travaux et de l'agrandissement du salon. Tout va dégénérer lorsque Maddy, heureuse pendant quelques jours, va retomber en dépression parce qu'elle ne reçoit pas d'autres missives. Le film bénéficie d'une très bonne gestion du rythme (à part dans sa toute dernière partie), d'une très grande finesse d'écriture (les dialogues sont vraiment savoureux) et d'une excellente direction d'acteurs. Entre accélérations soudaines et arrêts brutaux, Audrey Tautou, vraiment très drôle, imprime la cadence, créant un imbroglio pour s'échapper d'un autre, dépassée par ses manœuvres, par sa mère Nathalie Baye (parfaite) puis par Jean, lui-même partagé entre son amertume et son bon cœur. Les décors tout-à-fait charmants ne sont pas toujours bien utilisés ; on sent que Salvadori a voulu faire quelque-chose du salon qui s'agrandit au fur et à mesure de l'histoire mais cela n'est pas très clair. Le réalisateur a aussi tendance à enfermer ses acteurs, filmant en plan moyen ou en gros plan – on le comprend tant Audrey Tautou fait très bien le chat de Shrek 2 (Andrew Adamson, Kelly Asbury, Conrad Vernon, 2004) et Nathalie Baye, le regard à demi-gaga – mais quand il faut leur donner un peu d'espace (dans le salon, dans la maison de Maddy), ça ne donne pas grand chose. Néanmoins, le film est un vrai plaisir et largement au-dessus du tout-venant de la comédie française.

 

nolan

 

Note de nolan : 3

 

De Vrais mensonges (Pierre Salvadori, 2010)

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FredMJG/Frederique 19/12/2010 16:54



Je prépare la chandelle.


Merci ô grand maitre :)



Ran 19/12/2010 16:28



Merci. Mais, désormais, dans ma contrée, dardent de légers rayons de soleil qui érodent l'épais manteau d'hermine recouvrant les terres. Enfin, tout ça pour dire, qu'il fait plutôt beau
maintenant par ici (et, sauf erreur, je puis rajouter sans être particulièrement visionnaire que, bientôt, il fera nuit).



FredMJG/Frederique 19/12/2010 12:35



Hommage ici : http://lanuitdescinesfous.tumblr.com/post/2372563167



Ran 19/12/2010 12:12



Si vous voulez tout savoir :


1) J'ai une position intermédaire entre vous deux sur Audrey Tautou. Elle m'énerve un peu mais je la supporte.


2) De mémoire de Ran, il y a rarement eu autant de neige (moi, j'aime beaucoup la neige) en Normandie.


Voilà, c'était ma contribution personnelle aux débats cinéphiles et météorologiques du jour.



FredMJG/Frederique 19/12/2010 11:58



Ben là il pleut damned ! Juste au moment où je m'apprêtais à sortir les bâtons !!! (remarque bien qu'il n'y a plus d'enfants dehors non plus ^^)



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