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Dix méchants au cinéma par Ran

3 Septembre 2010 , Rédigé par Ran Publié dans #Tops

Comme j’aime bien faire des listes sur le cinéma et qu’actuellement en tourne une sur les méchants au cinéma – que j’aime bien aussi –, j’ai décidé de jouer le jeu. L’occasion de me rappeler quelques bons souvenirs et l’un de mes pires cauchemars : la reine de Blanche-Neige et les Sept Nains.

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Tout en haut de la liste :  

La méchante reine de Blanche-Neige et les Sept Nains (David Hand, 1937).

 

La reine Blanche-NeigeLa reine dans Blanche-Neige et les Sept Nains .


J’avais alors quatre ou cinq ans et je dus sortir à cause d’elle du cinéma en courant protégé par mon grand-père (un homme charmant par ailleurs). J’en ai maintenant trente et je n’ai jamais revu le film toujours autant effrayé par cette salope qui m’a foutue l’une des plus grandes trouilles de ma vie et réapparaît régulièrement dans mes cauchemars.

Bon, elle n’a pas que des défauts puisqu’elle veut buter Blanche-Neige (quelle andouille, celle-là alors !) mais elle me faisait vraiment trop peur (en reine, hein, pas en vieille sorcière). Enfin, je ne sais pas si elle est la plus belle du royaume du cinéma (bon, je ne crois pas) mais, pour moi, c’est certain, elle reste – et de loin – la plus effrayante. Et rien qu’à l’idée d’avoir désormais sa tronche sur le blog, j’ai un peu les jetons[1]

 

Et quelques autres seulement classés par ordre chronologique :

 

- Docteur Mabuse (Rudolf Klein-Rogge) dans  Docteur Mabuse, le joueur (Fritz Lang, 1922) et Le Testament du Docteur Mabuse (Fritz Lang, 1933).

 

Docteur MabuseDocteur Mabuse (Rudolf Klein-Rogge)

dans Docteur Mabuse, le joueur (Fritz Lang, 1922)

 

Lui, je l’aime plutôt (d’ailleurs, j’aime bien les méchants en général…) comme le réalisateur l’aimait beaucoup d’ailleurs. Dangereuse fascination pour le Mal…

 

- Hitu dans Tabou (Friedrich Wilhelm Murnau, 1931).

 

HituHitu (au centre de l’image)

dans Tabou (Friedrich Wilhelm Murnau, 1931)

 

Murnau excellait à représenter le Mal (Nosferatu – Max Schreck – dans Nosferatu, Une symphonie de l’horreur en 1922 ; Tartuffe – Emil Jannings – dans Tartuffe en 1925 ; Méphisto – Emil Jannings – dans Faust en 1926 ; La Femme de la ville – Margaret Livingston – dans L’Aurore en 1927) mais, dans la galerie des méchants du maître germanique, le vieux chef de son dernier film (et ses apparitions particulièrement glaçantes …) occupent la première place.

 

 

- Phyllis Dietrichson (Barbara Stanwyck) dans  Assurance sur la mort (Billy Wilder, 1944).

 

Walter Neff Phyllis DietrichsonWalter Neff (Fred MacMurray) et Phyllis Dietrichson (Barbara Stanwyck)

dans Assurance sur la mort (Billy Wilder, 1944)


Que serait le film noir (première époque) sans ses femmes fatales qui sont surtout de sacrées garces ? Alors, l’une d’elles se doit de figurer ici et ce ne peut être (malgré la perruque…) que l’héroïne, Phyllis Dietrichson, de la matrice et du chef d’œuvre du genre, Assurance sur la mort. Pour elle, je ne suis pas vraiment si sûr que je l’aurais « fait pour la femme »…

 

-  Waco Johnnie Dean (Dan Duryea) dans Winchester 73 (Anthony Mann, 1950).

 

Waco Johnnie Dean Lola MannersWaco Johnnie Dean (Dan Duryea) et Lola Manners (Shelley Winters)

dans Winchester 73 (Anthony Mann, 1950)


J’adore Dan Duryea et ses différents rôles de méchants chez Lang ( La Femme au portrait en 1944 ; Espions sur la Tamise en 1944 ; La Rue rouge en 1945 ) mais je crois le préférer encore dans le film d’Anthony Mann (que Lang devait d’ailleurs réaliser à l’origine mais cela n’a aucun rapport) notamment pour son apparition dans une fusillade, l’air complètement fêlé et criant : « C’est le Texas ! On fait la fête le samedi soir ».

 

- La Mort (Bengt Ekerot) dans Le Septième Sceau (Ingmar Bergman, 1957).

 

La MortLa Mort (Bengt Ekerot)

dans Le Septième Sceau (Ingmar Bergman, 1957)

 

Personnellement, je suis assez satisfait de savoir que je vais mourir et de ne pas trop avoir à m’éterniser sur cette planète. Mais, bon, je préférerais quand même que la Mort n’ait pas une telle apparence…

 

- Phillip Vandamm (James Mason) dans La Mort aux trousses (Alfred Hitchcock, 1959).

 

Roger Thornhill Eve Kendall Phillip VandammRoger Thornhill (Cary Grant), Eve Kendall (Eva Marie-Saint) et Phillip Vandamm (James Mason)

dans La Mort aux trousses (Alfred Hitchcock, 1959)

 

« Plus réussi est le méchant, plus réussi est le film » disait Hitchcock qui n’avait pas tort. Et, dans la filmographie de celui-ci, Phillip Vandamm incarné par l’onctueux James Mason occupe une place toute particulière.

 

- Hal 9000 dans  2001, L’Odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1968).

 

HAL 9000L’« œil » d’Hal 9000

dans 2001, L’Odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1968)

 

D’accord, il est touchant quand son cerveau se vide et qu’il nous chante (en version française) « Au clair de la Lune ». Mais, avant, qu’est-ce que le « summum de la perfection cybernétique » a mis comme bordel dans la mission allant vers Jupiter (à croire que Dave Bowman – Keir Dullea – n’allait pas pouvoir se transformer en Surhomme)… Et puis, cet œil qui voit (et entend) tout et est présent partout ne peut qu’inquiéter. Bon, c’est vrai, s’il pète les plombs, c’est qu’il est devenu humain.

 

- L’Empereur (Ian McDiarmid) dans Le Retour du Jedi (Richard Marquand, 1983).

 

LEmpereurL’Empereur (Ian McDiarmid)

dans Le Retour du Jedi (Richard Marquand, 1983)

 

D’abord, j’ai le droit d’avoir été enfant et d’aimer encore la saga des Star Wars (George Lucas et alii, 1977, 1980, 1983, 1999, 2002, 2005) et les personnages aux allures de trou noir (ah, ça, c’est sûr, ça fait mieux quand on cite Bergman). Mais alors, me dira-t-on, pourquoi ne pas choisir Dark Vador (David Prowse) comme tout le monde ? Bah, parce que sans attendre la deuxième série, j’avais bien compris que c’était lui le héros. Cela n’allait quand même pas être Luke Skywalker (Mark Hamill) et son complexe d’Œdipe absolument pas réglé (et que je tombe amoureux de ma sœur parce qu’elle me rappelle maman ; et que je ne cesse d’affronter papa et de me prendre des branlées ; et que je finis par l’appeler au secours pour qu’il tue cet empereur qui m’avait mis la pâtée)…

 

- George Sanders.

George SandersGeorge Sanders

Pour l’ensemble de son œuvre, lui qui fut, dans l’Hollywood de l’âge d’or, une parfaite fripouille chez à peu près tous les grands (notamment chez mes chers Fritz Lang et Alfred Hitchcock) et moins grands réalisateurs.



[1] Mais, étant foncièrement honnête (ce qui me perdrait si ce n’était déjà fait), je ne pouvais décemment pas l’évacuer de cette liste…

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Ran 07/09/2010 20:33



Effectivement, après vérification rapide (car je dois bien l'avouer, je l'ignorais totalement), Bourvil a joué le rôle de Thénardier dans Les Misérables de Jean-Paul Le Chanois (pas un
copain de Truffaut celui-là, si mes souvenirs sont bons) en 1958.


Quant à Que la bête meure, effectivement, on en causera plus tard car si mon impression fut bonne, elle est aujourd'hui assez floue...



Yoye2000 07/09/2010 20:06



Bon d'accord Hanin...


Bouvil, d'ailleurs (me gourre-je?) a lui même été dans son temps un Thénardier. Quant à  "que la bête meure", il faudra qu'on en cause !


Plus tard



Ran 07/09/2010 14:42



Par contre, Hanin ne fait vraiment jamais peur même s'il m'arrive d'avoir envie de sortir la kalashnikov devant un épisode de Navarro...



Ran 07/09/2010 14:40



Pas faux, cela manque un peu de femmes et de Français. C'est vrai que Jean Yanne est excellent dans Le Boucher et aussi - je trouve personnellement qu'il s'agit d'un très bon film - dans
Que le Bête meure. Et Carmet n'est pas mal en Français moyen (déjà le concept même est inquiétant) dans Dupont-Lajoie.


Mais l'un des acteurs français qui peut particulièrement m'inquièter n'est autre que Bourvil (plus connu pour ses rôles comiques - pas toujours terribles - mais immense acteur) notamment pour son
rôle de policier (même s'il ne s'agit pas véritablement d'un méchant) dans Le Cercle rouge de Melville.



yoye2000 07/09/2010 14:07



Ca manque de femmes, et ça manque aussi de français aussi ! Car si le français est nul en villains (encore que fantomas, bordel !), il est plutôt balèze en grosses ordures : des
‘collabos’ style Lacombe Lucien, Ferréol et Hanin dans l'assiette au beurre, les ‘patrimoniaux’ comme les Thénardier (Bourvil ou Carmet) ou le Papet/yves Montant, et -imbattable car tellement
vrai- le ‘français moyen’ (les dupont Lajoie, Blier (dans Série Noire par exemple) ou, le must, Jean Yann, (par exemple chez chabrol (dans le très mauvais 'Que la bête meure" ou –meilleur- dans
le "boucher"))).




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