Trois personnages dans le monde du trafic de drogue en Suède. Trois origines différentes. Quelques bonnes idées qui permettent au film d’être suivi sans déplaisir en pardonnant ci et là les facilités. Mais pas pendant deux heures.
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Joel
Kinnaman
Avec sa caméra tremblée, ses transitions hachées, le film cherche visiblement à être dans l’air du temps, mais sa réalisation apparaît rapidement limitée tant elle copie le style de Paul Greengrass sans vraiment en tirer quelque chose. Cette adaptation d’un roman à succès (Snabba Cash de Jens Lapidus) fait se croiser trois personnalités du monde de la drogue, Jorge (Matias Padin), un évadé de prison latino-américain, Mrado (Dragomir Mrsic), un mafieux d’origine serbe, et JW (Joel Kinnaman), un jeune étudiant suédois très doué en école de commerce qui se fait passer pour un bourgeois. C’est ce dernier personnage qui va accrocher le spectateur qui pardonnera alors la première grosse erreur du film : faire apparaître Mrado comme une grosse brute impulsive alors que trois images plus tard et sans explication, c’est un lieutenant réfléchi dans le réseau de trafic de drogues. JW rentre peu à peu dans l’univers des trafiquants, croyant réussir aussi bien qu’il l’a fait dans celui-ci de la jet-set. Cependant, le film ne s’aventure jamais vraiment sur le terrain social, ce qui pose problème puisque les origines des personnages sont constamment mises en avant. Puis, l’intrigue fait subitement du surplace, on se retrouve devant un téléfilm avec des acteurs qui éructent en permanence pour montrer leur mal de vivre (ajoutons à cela un pitoyable parrain serbe…) et lorsque les invraisemblances se multiplient, les défauts précédemment évoqués se font alors ressentir bien plus fortement. Par conséquent la fin est ridicule.
nolan
Note de nolan : 1
Easy Money (Daniel Espinosa, 2010)
« Je suis de mon cœur le vampire,
– Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire ! »
Charles Baudelaire, L’héautontimorouménos (extrait)
Le cinéma est l’art du XXe siècle mais un art vampire ; vampire des autres arts devenu, avec le temps, celui de son propre cadavre… Et le vampire est son héros (son mythe ?) principal.
Ces textes et notes lui sont dédiés.
Antoine Rensonnet (Ran)
0 : nul
1 : très moyen
2 : pas mal
3 : bien
4 : très bien
5 : Chef d'oeuvre
Et pour savoir ce que pensent 21 blogs cinéphiles :
PANOPTIQUE (admin : Jean-Luc Lacuve)
Derniers Commentaires