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Happiness Therapy

21 Février 2013 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Cycle ‘‘films bavards’’ sur De son Cœur. Après Django Unchained , l'actualité cinématographique voit sortir trois films (Lincoln, Happiness Therapy et  7 Psychopathes) dans lesquels les dialogues revêtent une importance fondamentale. Ce, sans négliger la mise en scène. Dernière des trois œuvres, Happiness Therapy est plaisante.

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silverlinings-1.jpgBradley Cooper, Jacki Weaver et Robert De Niro

 

Des fous. Pat Solitano Jr (Bradley Cooper) est un bipolaire dépressif et cocu fraîchement sorti de l’hôpital psychiatrique après avoir arrangé le portrait de l'amant de sa femme, Nikki (Brea Bee). Il vit chez ses parents, Pat Solitano Sr (Robert de Niro) – qui entame une carrière de (mauvais) parieur dans l'espoir de financer son projet de restaurant – et Dolores Solitano (Jacki Weaver) – maternelle et patiente, peut-être le personnage le plus sain d'esprit. Son ami et voisin Ronnie (John Ortiz) – un mari et nouveau père angoissé, frustré et dominé par sa femme – lui fait croiser la route de Tiffany (Jennifer Lawrence), jeune veuve nymphomane mal dans sa peau qui tombe immédiatement amoureuse de lui. Mais Pat est bien décidé à reconquérir sa femme, malgré une interdiction de l'approcher à moins de 500 mètres, en appliquant la méthode du rayon de soleil apprise à l’hôpital. Ajoutez à cela, les visites impromptues d'un autre patient, qui s'échappe de temps à autre de l'institut psychiatrique, Danny (Chris Tucker), et c'est une belle brochette de détraqués que nous avons là. David O. Russell respecte le cadre de la comédie romantique mais orchestre avec un talent certain le ballet de ces êtres déréglés sentimentalement. Les crises de Pat donnent lieu à des moments burlesques mais stressants. Filmés caméra à l'épaule, le cinéaste transmet ce trop-plein d'énergie, cette confusion qui règne dans l'esprit de l’ex-professeur bipolaire. Le point d'orgue est cette bagarre hilarante et triste qu'il a avec son père – au comportement parfois étrange et sans doute à l'origine de la maladie de son fils – après que Pat ne trouvant plus sa vidéo de mariage ait bousculé sa mère.

 

silerlinings-2.jpgBradley Cooper et Jennifer Lawrence


« Moi, je dis la vérité, toi tu es méchante ». Ce sont les mots de Pat à Tiffany alors qu'un repas entre amis tourne au vinaigre après leurs déclarations successives. Le personnage principal est ainsi obsédé par la sincérité et n'a pas de barrière de convenance n'hésitant pas à poser les questions les plus intimes à ses interlocuteurs. Tiffany, elle, reste sur la défensive, capable d'être parfaitement odieuse lorsqu'elle lit dans le regard de l'autre le mépris ou la condescendance. Sur cette base, le cinéaste peut donc broder de savoureux dialogues, orchestrer d'épiques brouhaha sans fatiguer le spectateur. Leur entourage n'étant pas beaucoup plus adapté socialement que les deux héros, les répliques fusent, les mots dérapent, les corps se braquent. Il faut voir Ronnie mimer la sensation d'étouffement qu'il ressent dans son couple alors qu'il voulait initialement rassurer Pat ou le père obsédé par son mouchoir porte-bonheur et se persuadant persuadé que son fils est son ultime « lucky charm ». Notons d'ailleurs que l'interprétation est de très bonne tenue et dominée par un exemplaire Robert de Niro.

Dans sa dernière demi-heure pourtant le film ploie sous la débauche d’énergie et semble devenir plus mécanique. Tiffany et Pat doivent se rapprocher et le scénario multiplie les rebondissements un peu lourds qui passent surtout grâce à De Niro. Il y a la grosse dispute, le règlement de comptes, le concours de danse et enfin la déclaration. C'est moins emballant et peut-être que le cinéaste, ayant déjà formulé son discours sur le couple et la famille, n'était lui même pas très emballé. Il n'en reste pas moins que le film ne manque pas de charme, tous ces hystériques étant assez sympathiques.

 

nolan

 

Note de nolan : 2

 

Happiness Therapy (David O. Russell, 2012)

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fresh install of windows 09/12/2014 09:22

Well Silver linings in a playbook is that movie where a lot of people could relate it to a lot of event that happened in their real life, I would easily rate it David O Russel’s finest movie till date.

Flow 02/03/2013 12:17


Oui, un film charmant et un excellent divertissement ! Dommage que cette fin convenue fasse rentrer le film dans le rang.

nolan 05/03/2013 17:34



Oui en effet mais vu l'opus précédent d'O Russel, on ne peut qu'être rassuré.



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