Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 14:00

Un bon film d’aventures comme il en existe tant. Fallait-il espérer autre chose ? Peut-être puisque Spielberg était aux manettes. Sans doute pas puisque respecter la médiocre œuvre d’Hergé faisait partie du cahier des charges. Il est respecté.

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LADTLSDLL 1Tintin (Jamie Bell), le capitaine Haddock (Andy Serkis) et Milou


Hollywood rencontre Tintin et ça donne un film d’aventure, une vraie grosse machine pétaradante. Passons sur l’esthétique, celle d’un film d’animation avec des acteurs : bien faite, elle n’apporte pas grand-chose. Pour le reste, c’est certes assez plaisant et rythmé mais, en fait, entre une usine à faire des films d’action et un héros de feuilletons dessinés, le mariage était parfaitement évident. Or, comme dans tous les mariages évidents, le petit couple est anodin et d’une confondante banalité. Il se construit (et est, bien sûr, appelé à se reproduire, deux suites étant prévues) dans la platitude et ne retient guère l’intérêt. Que lui manque-t-il ? Strictement rien. Et absolument tout. Il aurait fallu que chacun apporte quelque chose que l’autre ne possédait pas. C’était assez peu probable puisque Tintin (Jamie Bell), même flanqué de personnages (qui, ici comme chez Hergé, n’acquièrent le moindre relief qu’en comparaison du néant auquel ils sont confrontés) comme Milou, le capitaine Haddock (Andy Serkis) ou les Dupond/Dupont (Nick Frost et Simon Pegg), reste, pour être le plus célèbre, le moins charismatique de tous les héros de la grande bande-dessinée franco-belge. Mi amusé, mi assoupi, le spectateur suit ces Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorneen guettant la moindre aspérité. Elle n’existait pas dans l’œuvre originale, Spielberg ne la rajoute pas. On se demande bien d’ailleurs quel intérêt le réalisateur, pour le moins inégal, mais parfois capable du meilleur, a pu trouver à un tel projet. Question sans réponse. Quant à sa patte, au-delà d’une maîtrise formelle certaine, du faciès du méchant (Ivan Ivanovitch Sakharine – Daniel Craig) et d’un fort joli générique initial, très ligne claire, on la cherche en vain. Il a donc échoué à transcender son matériau et peut-être ne le pouvait-il pas. Y avait-il mieux à faire ? Le scénario, qui mixe la trame de plusieurs Tintin(principalement Le Crabe aux pinces d’oret Le Secret de La Licornepubliés entre 1940 et 1943), aurait pu être meilleur ou moins bon que le fond de l’affaire n’en eût pas été changé. D’ailleurs, le spectacle, lui, est au rendez-vous. Pour la fantaisie, par contre… Mais le Marsupilami n’appartient pas à l’univers de Tintin. Alors, pas de miracle.

 

LADTLSDLL 2Tintin et Milou

 

Antoine Rensonnet

 

Note d’Antoine Rensonnet : 2

Note de nolan : 2

 

Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne(Steven Spielberg, 2011)

Par Antoine Rensonnet - Publié dans : Critiques de films récents
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De son cœur le vampire

 

«  Je suis de mon cœur le vampire,

– Un de ces grands abandonnés

Au rire éternel condamnés,

Et qui ne peuvent plus sourire ! »

Charles Baudelaire, L’héautontimorouménos (extrait)

Le cinéma est l’art du XXe siècle mais un art vampire ; vampire des autres arts devenu, avec le temps, celui de son propre cadavre… Et le vampire est son héros (son mythe ?) principal.

Ces textes et notes lui sont dédiés.

Antoine Rensonnet (Ran)

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