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Rapt

23 Novembre 2009 , Rédigé par Ran Publié dans #Critiques de films récents

Inspirée d’un fait réel (l’affaire Empain), l’histoire d’un industriel à la vie brisée par un enlèvement. Un petit film agréable que ce Rapt qui se laisse vite oublier malgré deux bonnes idées.

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Stanislas Graff (Yvan Attal) en captivité

 

De Rapt (Lucas Belvaux, 2009), largement inspiré (mais transposé en 2009) de l’affaire Empain – cet industriel belge enlevé à la fin des années 1970, amputé d’un doigt et dont la vie s’est brisée au retour de ses deux mois de captivité –, on retiendra surtout deux bonnes idées : l’une, au début du film, lorsque, après son enlèvement, les secrets de la vie de Stanislas Graff (Yvan Attal) sont mis au jour. Ainsi, alors qu’il est physiquement enfermé, les cloisons qu’il avait si méticuleusement établies autour de chacune des parcelles de son existence explosent et celle-ci devient ouverte à tous les vents – y compris les plus dévastateurs… L’autre, à la fin de Rapt, quand se délite la vie de famille de Stanislas Graff après sa libération. Sa douleur et celles de sa femme (Anne Consigny) et de ses filles (Sarah Messens et Julia Kaye), toutes deux bien réelles, ne peuvent communiquer entre elles et ne font donc que se multiplier.

 

Mais ces deux idées, si elles sont assez bien mises en scène pour être repérées, ne suffisent pas à sortir ce Rapt de l’ordinaire. Car, pour le reste, pas grand-chose à dire de ce film si ce n’est qu’il a les défauts et les qualités de tant de productions françaises. Soit un scénario bien maîtrisé qui remplit correctement le cahier des charges – alternance d’émotion, d’action et de suspense – et finit par diriger le film en ce sens que la réalisation – classique et sans surprises – le sert plus qu’elle ne s’en sert. D’où certaines scènes trop démonstratives ou s’étirant trop en longueur, voire même dommageables – la destruction de la vie professionnelle de Stanislas Graff, après sa captivité, mise en parallèle avec celle de sa vie personnelle, me semble ainsi inutile. Ceci dit, malgré quelques éléments grotesques (ce mot final des ravisseurs – Calypso – qui se rappellent au souvenir de Stanislas Graff lui montrant que son calvaire n’est pas fini), l’ensemble est plutôt bien mené, les acteurs sont assez bons et tout cela se regarde sans déplaisir aucun se laissant oublier aussitôt vu.

 

Ran

 

Note de Ran : 2

 

Rapt (2009)de Lucas Belvaux

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