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Retour sur Fritz Lang : Fritz Lang muet

10 Avril 2010 , Rédigé par Ran Publié dans #Autour de Fritz Lang

Ayant décidé de me faire plaisir, je commence aujourd’hui une nouvelle et longue série consacrée à Fritz Lang. Si elle reviendra plus largement sur sa carrière parlante et américaine, je m’attache, procédant par ordre chronologique, dans ce premier texte à son œuvre muette et allemande qui recèle déjà bien des chefs d’œuvre.

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Retour sur Fritz Lang

 

1) Fritz Lang muet

 

a. Les Trois Lumières

b. Dr Mabuse, le joueur

c. Metropolis

d. Les Espions

e. La Femme sur la lune

 

F. LangFritz Lang (1890 – 1976)

 

Après une première série consacrée à l’automne dernier à Fritz Lang – et plus spécifiquement aux Nibelungen (1924)[1] –, je m’attaque à nouveau à celui que j’ai coutume de présenter comme mon réalisateur préféré[2]. Cette « vénération » pour celui qui est, de manière générale, considéré comme l’un des grands monstres sacrés du cinéma, justifie à elle seule que j’opère ce long retour prévu sur huit textes[3] tant il m’importe, à travers les colonnes de ce blog, de mettre en valeur les œuvres et les auteurs qui m’ont le plus enrichi. Mon objectif ici est, sinon d’embrasser l’œuvre de son auteur dans toutes ses dimensions (ce qui, au vu de sa richesse, serait irréaliste), du moins d’élargir le spectre à l’ensemble de la carrière de Fritz Lang. Je rappelle ici que celle-ci se partage, comme pour nombre de ses contemporains, entre muet et parlant et entre Europe et Etats-Unis. Cela n’est donc pas une spécificité propre à Fritz Lang – on pourrait dire la même chose, par exemple, d’Alfred Hitchcock[4] – mais celui-ci est sans aucun doute le seul dont les carrières muette et parlante, d’une part, allemande et américaine, d’autre part, sont considérées comme également importantes au regard de l’histoire du cinéma[5]. Néanmoins, ayant plutôt mis l’accent dans la précédente série sur sa carrière muette et allemande – et ayant déjà beaucoup parlé (et exposé mon point de vue) sur les différentes polémiques et controverses qui s’y attachent –, je reviendrai, afin de ne pas (trop) me répéter, plus largement sur sa période parlante et américaine dans celle-ci. Mais, comme j’ai choisi de la présenter selon un ordre assez strictement chronologique et qu’il faut donc bien commencer par le commencement, ce premier article est consacré à ses films muets soit à une période allant de Hallblut (ou Le Métis, 1919) à La Femme sur la lune (1929).

a.

 

Les Trois Lumi+¿resLes Trois Lumières (1921)

 

Né à Vienne en 1890, s’intéressant à la peinture et à l’architecture dans sa jeunesse, faisant un séjour à Paris avant la Première Guerre mondiale, participant à celle-ci dans l’armée autrichienne (il y perdra un œil), Fritz Lang entre dans une industrie cinématographique allemande en pleine expansion lorsqu’il est démobilisé. Contrairement à nombre de ses contemporains (Ernst Lubitsch, Friedrich Wilhelm Murnau, Otto Preminger,…), il ne passe pas par l’école du grand metteur en scène de théâtre de l’époque, Max Reinhardt, mais effectue une entrée par la petite porte dans le milieu cinématographique faisant l’acteur dans différentes productions aujourd’hui complètement oubliées et surtout vendant ses propres scénarios. Si la plupart de ces films sont aujourd’hui perdus, il est encore possible d’en voir certains notamment La Peste à Florence (Otto Rippert, 1919). Beaucoup des films écrits par Lang commencent à être réalisés par l’un des plus célèbres auteurs de l’époque, Joe May qui dispose de sa propre compagnie de production. Cela montre que la trajectoire de Lang est sur une pente ascendante mais celui-ci aspire à bien plus et souhaite réaliser ses propres films. Il vivra ainsi particulièrement mal que le diptyque du Tombeau Hindou – qu’il a coécrit avec sa nouvelle compagne Thea von Harbou[6] – soit réalisé par May et non par lui-même en 1921[7]. Entretemps, Fritz Lang est d’ailleurs devenu réalisateur – avec Hallblut, donc, en 1919 – et si ses premiers films ne sont pas de grands triomphes[8] et s’il refuse de mettre en scène le film symbole du courant expressionniste allemand, Le Cabinet du docteur Caligari (finalement réalisé par Robert Wiene en 1920), il gagne très vite une grande notoriété en se spécialisant dans les serials – c’est-à-dire des films policiers ou d’aventure déclinés en plusieurs épisodes – et rencontre un premier succès important avec le diptyque[9] des Araignées (Le Lac d’or en 1919 et Le Cargo d’esclaves en 1920). Mieux, il devient en 1921, avec Les Trois Lumières (La Mort fatiguée dans le – très – beau titre original), l’un des tous premiers réalisateurs allemands. Cette curieuse histoire fantastique d’une femme qui défie la mort pour tenter de sauver son amant défunt emprunte à l’expressionnisme – et montre ainsi, déjà, toute l’étendue de l’impressionnant talent plastique du réalisateur – et flirte avec le fantastique et même avec le métaphysique – thème que Fritz Lang ne réabordera réellement qu’à la toute fin de sa carrière. En tout état de cause, il s’agit du premier chef d’œuvre de son auteur et partant d’un jalon important dans sa carrière. Et ce d’autant plus que le succès du film lui permet de s’émanciper définitivement de la tutelle d’un Joe May qu’il ne pouvait guère plus supporter.

b.

 

Docteur Mabuse, le joueurDocteur Mabuse, le joueur (1922)

 

Mais Lang ne va pas se contenter de devenir l’un des plus importants réalisateurs d’une Allemagne dont le cinéma domine le reste de l’Europe mais bien le premier de tous[10]. Le tournant date du film qui suit immédiatement Les Trois Lumières ; il s’agit d’un nouveau serial – particulièrement ambitieux – adaptant le roman populaire de Norbert Jacques, Docteur Mabuse. Le film est divisé en deux parties – également réussies – nommées respectivement Docteur Mabuse, le joueurUne Image de notre temps et Inferno – Les Hommes de notre temps, toutes deux sorties, à quelques mois d’intervalle, en 1922. Dans cet immense film[11], on voit surgir plusieurs des obsessions et des thèmes chers à Fritz Lang. Son goût du monumental tout d’abord qui s’exhibe dans quelques séquences clés notamment celle – superbe – de la bourse au tout début du film[12] mais aussi son intérêt pour le supercriminel – voire le génie du mal – que représente ce Docteur Mabuse[13] (génialement interprété par Rudolf Klein-Rogge) dont le personnage possède – grâce à ses dons dans le domaine de l’hypnose – des caractéristiques fantastiques. Mais on voit également tout le goût et le talent de Fritz Lang pour réaliser un récit policier aux nombreux rebondissements. Le sens virtuose du rythme, l’intérêt pour les affaires criminelles et la mise en scène de mondes opposés et bien différenciés[14] – Fritz Lang emprunte pour cela largement la lumière expressionniste – ne se démentiront plus ensuite chez Lang qui réutilisera largement de telles « recettes » pour devenir l’un des maîtres incontestés du film noir dans sa période américaine[15]. Enfin, le film a clairement une dimension sinon sociale du moins documentaire (qui deviendra quasi-obsessionnelle chez Lang durant sa période parlante) comme l’indiquent clairement les titres de chacune des deux parties de l’œuvre. C’est là encore une pleine réussite puisque le film est sans doute le meilleur document existant sur les années de l’hyperinflation en Allemagne. Bref, à tous points de vue, Docteur Mabuse, le joueur est l’un des très grands chefs d’œuvre de Fritz Lang et l’une des pierres angulaires de sa carrière. C’est également un grand succès qui lui permet de se tourner vers la réalisation d’une œuvre encore plus ambitieuse, Les Nibelungen. Ce film est, une nouvelle fois, décliné en deux parties – Siegfried et La Vengeance de Kriemhild – sorties en 1924. Controversé, car taxé de nationalisme, Les Nibelungen est pourtant un film assez complexe et plus qu’intéressant notamment sur le plan plastique mais aussi – et surtout – parce qu’il introduit, dans sa seconde partie, l’un des thèmes les plus importants de l’œuvre de Fritz Lang : celui de la folie vengeresse que l’on retrouvera plus tard dans Furie (1936), L’Ange des maudits (1952) ou Règlement de comptes (1953). Je n’y reviens pas plus longuement – préférant une nouvelle fois renvoyer à la série que j’ai plus particulièrement consacrée à ce film – mais notons tout-de-même que le film recueille le succès attendu. Il permet à Fritz Lang – et à son producteur attitré, Erich Pommer – d’obtenir de la UFA (l’immense cartel qui régente alors la quasi-totalité de l’industrie cinématographique allemande) les crédits nécessaires pour un projet faramineux censé concurrencé les plus grandes productions américaines : Metropolis.

 

c.

MetropolisMetropolis (1926)

 

A défaut d’être son film le plus reconnu – la place est occupée par M, Le Maudit (1931) –, Metropolis (1926) est sans doute le plus film le plus célèbre de Lang – voire le plus célèbre de tous les films muets. Les conditions de sa production et sa trajectoire ont fait beaucoup pour sa légende. La production fut ainsi un événement considérable de portée européenne – Sergueï Mikhailovitch Eisenstein ou Alfred Hitchcock se rendirent en Allemagne pour voir travailler Lang – qui dura près d’un an et mobilisa environ trente-six mille figurants alors que des effets spéciaux quasi-révolutionnaires furent réalisés. Le tout pour un coût (controversé[16]) de cinq à sept millions de marks. Le film était donc strictement impossible à rembourser et n’eut, au surplus, qu’un succès limité. Cela explique en partie sa trajectoire ultérieure faite de mutilations volontaires (notamment par les compagnies américaines), de pertes des négatifs originaux et de remontages plus ou moins complets et parfois totalement baroques (il existe ainsi une version américaine dont la bande-originale est notamment assurée par le groupe Queen…) jusqu’à une restauration – assurée par Enno Patalas –, récente (2001) et très belle mais partielle, qui donne une bonne idée du travail de Fritz Lang. Entre production et trajectoire, reste le film du moins, donc, ce que l’on en connaît[17]. Pour le qualifier, on reprendra la formule de Jean Douchet, « Metropolis est un évident chef d’œuvre mais pas un authentique bon film ». On ne saurait mieux dire, en effet, à propos de ce fabuleux film fourre-tout dans lequel Fritz Lang donne libre cours à tout son goût du monumental (la nouvelle tour de Babel, la machine Moloch, la femme-robot,…) et de l’opposition d’espaces (entre le monde du haut réservé aux puissants et celui du bas dévolu aux ouvriers). Le film fut surtout critiqué d’un point de vue idéologique puisque sa conclusion affirme qu’« entre la main et le cerveau, le médiateur doit être le cœur ». Certains ont voulu y voir une préfiguration de la pensée nazie. Je persiste à croire qu’il s’agit là d’un anachronisme et que, tout au plus, peut-on déceler dans cette formule une idée proche de celle qui fondera les dictatures corporatistes. Mais, on ne saurait résumer le film à sa seule conclusion et on remarquera que l’œuvre ne présente aucune pensée politique claire et que certains éléments – tel l’asservissement de la masse populaire par une caste de puissants – ne sont pas éloignés d’une pensée communiste. En fait, Metropolis montre bien ce qu’était le monde européen des années 1920 parcouru de tendances diverses et difficilement compatibles entre elles. Or, si le film ne parvient – et d’ailleurs ne s’essaye – à aucune synthèse crédible sur le plan politique, il représente par contre un formidable syncrétisme des différents courants artistiques de l’époque. Nul doute que Fritz Lang est extrêmement à l’aise dans le domaine plastique et dans ce film de science-fiction – mais qui célèbre également l’occultisme à travers le personnage du savant fou Rotwang (Rudolf Klein-Rogge) – il mêle l’art religieux à l’expressionnisme en passant par l’art-déco et diverses autres tendances pour créer des images qui, plus de quatre-vingt années après, impressionnent toujours autant le spectateur.

d.

 

Les EspionsLes Espions (1928)

 

Mais, on l’a dit, Metropolis est un échec commercial qui met un terme à la position ultra-dominante qu’avait acquise Lang dans l’industrie du cinéma allemand. Aussi les budgets de ses deux derniers films muets s’en ressentent-ils et jamais il ne retrouvera le pouvoir qui était le sien durant le tournage de Metropolis. Il ne faut cependant rien exagérer et tant pour Les Espions (1928) que pour La Femme sur la Lune (1929), il bénéficie de financements confortables. Le premier, qui le voit renouer avec un thème proche de celui de Docteur Mabuse, le joueur, est sans aucun doute l’une de ses plus grandes réussites de sa période muette. Une nouvelle fois, Fritz Lang montre combien il est à l’aise avec les histoires policières et à quel point son sens du rythme est quasiment parfait. On voit également que l’idée du supercriminel continue de le fasciner mais on remarquera que celui du film, Hagui – une nouvelle fois interprété par son acteur-fétiche Rudolf Klein-Rogge – connaît (ou plutôt s’impose…) quelques entraves comparativement au Docteur Mabuse puisqu’il ne dispose pas – en apparence – de l’usage de ses jambes et renonce en quelque sorte à son corps (donc à séduire…) pour se concentrer sur une domination (intellectuelle) du monde. On trouve là un jalon vers cette œuvre majeure que sera Le Testament du Docteur Mabuse (1933), dernier film allemand de Fritz Lang avant son départ vers la France puis les Etats-Unis. A l’inverse des Espions, La Femme sur la Lune, dernier film muet de Fritz Lang, ne peut être compté parmi ses chefs-d’œuvre car le film souffre d’une histoire assez peu intéressante et de véritables longueurs. Néanmoins, dans ce nouveau film de science-fiction, la mise en scène du voyage vers la Lune est particulièrement intéressante tant de réels problèmes scientifiques sont abordés[18]. On retiendra surtout la scène du départ de la fusée pour laquelle Lang jurera avoir inventé le compte-à-rebours. Force est en tout cas de reconnaître que la mise en scène des départ de fusées américaines partant vers la Lune sera, quarante après, extrêmement proche de ce que l’on peut voir dans le film de Fritz Lang.

e.

 

La Femme sur la LuneLa Femme sur la Lune (1929)

 

 

 

Ainsi, au terme de cette première période de son œuvre, ici bien rapidement résumée, on peut dire que si Fritz Lang n’est plus le réalisateur tout-puissant qu’il fut durant quelques années (comment, dans le film éponyme, ne pas l’identifier au maître de Metropolis joué par Alfred Abel), sa carrière est déjà bien remplie et il compte parmi les grands réalisateurs de l’époque du muet. Il confirmera largement sa place éminente dans l’histoire du cinéma au cours de sa période parlante. Si, malheureusement pour lui, son ego surdimensionné ne se satisfera jamais de ne plus connaître les moyens qui ont été les siens au milieu des années 1920, la seconde partie de son œuvre sera sans doute encore plus riche. Tout d’abord parce qu’il approfondira largement les thématiques qui ont fait la qualité de ces films jusque-là. Ensuite parce qu’il saura – lui qui disait ne pas avoir d’oreille – utiliser à merveille les nouvelles ressources offertes par le son. Enfin, et surtout, parce qu’il ajoutera – à mesure que ses convictions se développeront et s’affermiront – une réelle dimension sociopolitique à ses films qui, jusqu’ici, était sinon absente du moins fort mal maîtrisée. Tout cela apparaitra dès son premier film parlant, l’un des plus grands chefs d’œuvre du cinéma, M, Le Maudit mais aussi dans le suivant, Le Testament du Docteur Mabuse. Revenir sur les deux derniers films de la première période allemande – qui, à maints égards, marquent un tournant profond dans sa carrière – sera l’objet du deuxième article de cette série.

 

M, Le MauditM, Le Maudit (1931)

 

Ran

La suite : le tournant M, Le Maudit


[1] Voir les trois textes de la série « Autour de Fritz Lang et des Nibelungen ».

[2] Mon avis constituant, comme disait Pierre Desproges, l’avis de référence quand je veux vraiment savoir ce que je pense, présenter Fritz Lang comme mon réalisateur préféré équivaut à ce que je le considère comme le plus grand cinéaste de l’histoire…

[3] J’en profite pour m’excuser auprès de nos lecteurs qui n’éprouvent guère d’intérêt pour le grand cinéaste germanique.

[4] Je renvoie à mon texte consacré à ce dernier publié dans « A travers l’âge d’or américain ».

[5] Cela explique largement la place spécifique qu’il occupe dans celle-ci. Fritz Lang incarne à la fois l’âge d’or du cinéma allemand des années 1920 et celui de l’Hollywood des années 1930 à 1950 (Fritz Lang y réalisa des films de 1936 – Furie – à 1956 – L’Invraisemblable Vérité). Aussi quand le plus emblématique des réalisateurs de la Nouvelle Vague, Jean Luc Godard, fait déambuler Fritz Lang (qui joue son propre rôle) dans les rues de Cinecittà (haut lieu de l’âge d’or du cinéma italien des années 1960) dans Le Mépris (1963), c’est toute l’histoire du cinéma qui semble être réunie dans un même plan.

[6] Celle-ci – aujourd’hui très critiquée notamment parce qu’elle fut, dans la suite de sa vie, une fervente supportrice du nazisme (je renvoie, là encore, à ma série « Autour de Fritz Lang et des Nibelungen » – signera ou cosignera le scénario de tous les films de Lang, à partir de Das Wanderne Bild (1920), jusqu’à son départ d’Allemagne en 1933. Elle collaborera également avec de nombreux autres réalisateurs dont Friedrich Wilhelm Murnau pour Phantom (1922)

[7] A la toute fin de sa carrière, Fritz Lang, revenu en Allemagne, réalisera enfin sa propre version de cette œuvre sous la forme d’un double film, Le Tigre du Bengale et Le Tombeau hindou (tous deux datés de 1959)

[8] S’ils sont, pour la plupart, perdus, il y a d’ailleurs tout lieu de penser qu’il ne s’agissait pas d’impérissables chefs d’œuvre.

[9] Le film était initialement prévu pour être divisé en quatre parties.

[10] Néanmoins, du point de vue artistique, j’accorde ma préférence à son concurrent Friedrich Wilhelm Murnau concernant l’œuvre muette (ce dernier, mort en 1931, n’ayant pas le temps de passer au parlant).

[11] Qui, je le confesse, est sans aucun doute mon préféré de toute la période muette de Fritz Lang.

[12] Si la spéculation boursière connaît aujourd’hui de nouvelles modalités, cette scène a toutefois peu perdu de son actualité.

[13] Fritz Lang reviendra à deux reprises au personnage du Docteur Mabuse avec Le Testament du Docteur Mabuse et Le Diabolique Docteur Mabuse (1960), son tout dernier film.

[14] On notera l’excellente mise en scène du monde de la nuit dans Docteur Mabuse, le joueur notamment au travers de magnifiques scènes de cabaret.

[15] Je renvoie ici notamment à mon texte « Le film noir, reflets sociaux » publié dans « A travers l’âge d’or américain ».

[16] Fritz Lang affirme que la UFA a gonflé la note pour dissimuler d’autres pertes.

[17] Une copie quasi-intégrale de Metropolis vient d’être retrouvée en Argentine. Les plans nouvellement découverts viennent d’être ajoutés à la version précedemment restaurée. Cette nouvelle version du film a été présentée au public, dans le cadre du Festival de Berlin, le 12 février dernier (et en direct sur Arte). Si elle permet de mieux comprendre l’histoire et la place de certains protagonistes (on découvre ainsi dans le film une réelle dimension policière qu’on ne lui connaissait pas), le problème vient du fait que les nouveaux plans sont dans un état désastreux ce qui tranche avec le reste du film. Aussi ne gagne-t-on que partiellement en unité. Gageons donc que les aventures de la restauration de Metropolis ne sont pas complètement terminées.

[18] Fritz Lang s’est documenté auprès des meilleurs scientifiques allemands de l’époque.

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