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The Dark Knight (2)

28 Juillet 2010 , Rédigé par Ran et nolan Publié dans #Critiques de films anciens

Alors que vient de sortir Inception, retour sur le précédent film de Christopher Nolan, The Dark Knight. Un film qui, malgré de nombreux défauts, emporte une certaine adhésion grâce à l’excellent personnage du Joker – fort bien interprété par Heath Ledger – en incarnation fantastique du chaos absolu.

 

Affiche de The Dark Knight

Affiche de The Dark Knight

 

Il y a quelques raisons de revenir aujourd’hui sur The Dark Knight (Christopher Nolan, 2008). Tout d’abord l’actualité cinématographique avec la sortie récente du très attendu Inception du même auteur sur lequel nous reviendrons vendredi 30 et samedi 31 juillet. Ensuite l’explicitation de ce que je trouve positif dans ce film que j’avais classé deuxième dans un top dix consacré aux films de super-héros sorti il y a quelques mois tout en précisant que ce genre restait mineur et qu’il ne comptait qu’un véritable chef d’œuvre, l’immense Batman returns (1992) de Tim Burton. Enfin, c’est là l’occasion d’inaugurer une nouvelle série consacrée à la critique de films plus anciens[1] et qui reviendra plus régulièrement à partir de la rentrée. Consacrer le premier texte à The Dark Knight semblait tout indiquer puisque, il y a quelques onze mois, le premier article sorti sur ce blog lui était déjà dévolu mais restait très largement centré sur les défauts de ce film.

 

En demandant au lecteur intéressé de se reporter à ce texte, je ne vais donc pas trop revenir sur ceux-ci. On remarquera tout de même que Christopher Nolan commet la même erreur que dans son Batman Begins (2005) en faisant, lors d’une séquence certes courte mais parfaitement inutile, s’échapper le film du monde claustrophobe de Gotham City avec cette scène à Hong-Kong où le film semble plus ressembler à la série des Mission Impossible (trois films de Brian de Palma en 1996, de John Woo en 2000 et de J.J Abrams en 2006) ou de celle des James Bond (vingt-deux films de différents réalisateurs de James Bond 007 contre Dr. No en 1962 à Quantum of Solace en 2008) d’autant que la multiplication des gadgets renforce cette impression. Mais l’on revient vite à Gotham et Nolan dessine bien un monde fermé, progressivement envahi par la nuit et donne à voir, dans la dernière demi-heure, une ville comme en état de siège.

 

Batman

Batman (Christian Bale)

 

Mais la principale limite du film est ailleurs et tient à la faiblesse des personnages de Batman (Christian Bale) et d’Harvey Dent (Aaron Eckhart) et à leur opposition autour des archétypes du chevalier blanc et du chevalier noir. De là découle partiellement l’échec majeur de ce The Dark Knight qui souhaite porter un discours politique (ou philosophique) en revenant aux idées du western – qui est une représentation fantasmée de la naissance de la communauté américaine – avec le sacrifice final de Batman[2] et le fait qu’une société ait besoin de héros pour naître, croître et s’organiser, idée que l’on retrouve très régulièrement chez Clint Eastwood[3]. Mais ce discours est très gênant dans un film dans lequel les héros ont des tentations ultra-sécuritaires et dictatoriales et tiennent des discours totalitaires, voire proto-fascisants[4]. Il faut là sans doute incriminer le manque de maîtrise de Nolan qui ne veut sans doute pas signer un film néo-bushien (c’est même probablement le contraire…) mais échoue à donner la profondeur souhaitée à son film.

Pour le reste, son œuvre est réussie. On remarquera que le spectacle attendu est au rendez-vous et que les critères du grand film d’action sont respectés avec un rythme qui ne faiblit guère tout au long des cent-cinquante minutes du film. Quelques scènes à la mise en scène relativement complexe (car se situant à plusieurs niveaux) retiennent particulièrement l’attention. On pense notamment à l’arrestation du Joker (Heath Ledger) grâce à un plan particulièrement rusé de Jim Gordon (Gary Oldman), Batman et Harvey Dent, suivi de l’interrogatoire (musclé) du méchant par Batman mais qui tourne progressivement à la confusion des héros car le Joker a fait enlever Rachel (Maggie Gyllenhaal) qui va mourir et Dent qui deviendra l’incontrôlable Double-Face. En fait, le Joker contrôle l’ensemble de la situation. Quant à la fin du film, si l’histoire des deux ferries est totalement ridicule et malvenue[5] (l’un est composé de criminels et l’autre d’honnêtes citoyens, chacun ayant le pouvoir de faire exploser l’autre pour se sauver), la mise en scène d’une intrigue se déroulant à trois niveaux (les bateaux, le combat de Batman contre le Joker, l’action vengeresse d’Harvey Dent) est efficace et réussie. Parmi les points positifs, on notera encore que les seconds rôles, à l’exception de la seule femme du film, Rachel (complètement sacrifiée), sont plutôt réussis notamment Lucius Fox (incarné par un excellent Morgan Freeman en homme plutôt cool et un brin détaché) même si l’on peut regretter que ce personnage fasse quelque peu doublon avec celui du majordome et père de substitution de Bruce Wayne/Batman, Alfred (Michael Caine).

 

2008 the dark knight 032

Le Joker (Heath Ledger)

 

Mais au-delà de ces quelques éléments qui suffisent à rendre le film agréable, quel est le véritable apport de l’œuvre de Christopher Nolan ? Il réside bien sûr dans le personnage du Joker qui figure un étonnant trou noir puisqu’il est un personnage sans identité n’ayant ni patronyme, ni empreintes, ni ADN et se plaisant à raconter des versions toujours différentes de son passé. En fait, il n’existe pas véritablement et est surtout une idée incarnée, celle non véritablement du mal mais du chaos. L’idée, même si elle n’est que partiellement exploitée à travers son double positif, est excellente : Batman a introduit un déséquilibre dans la lutte entre les forces de l’ordre et la pègre et de celui-ci est né le Joker ; cela apporte une plaisante dimension fantastique au film. Qui a semé le vent a donc récolté une tempête ici matérialisée par une anarchie certes orchestrée par le Joker mais qui laisse une place au hasard. Christopher Nolan installe donc, avec son personnage, une ambiance avec un chaos qui menace en permanence (d’où la tension que ressent le spectateur) et peut frapper n’importe où et n’importe quand au point que la masse humaine soit mise en demeure de faire ressortir ses instincts animaux primaires. Ce Joker, au contraire de la Catwoman (Michelle Pfeiffer) de Batman returns qui était déjà une héroïne anarchiste[6], est un personnage sans aucune morale, ni logique[7] allant même jusqu’à détruire une montagne d’argent. Cela impose aux héros, idée chère à Fritz Lang (mais évidemment moins bien traitée), de se mettre au niveau du mal pour pouvoir le combattre avec efficacité.

Pour que ce personnage soit si réussi, il fallait une grande composition d’Heath Ledger. Certes la surexploitation publicitaire liée à la mort de ce dernier juste avant la sortie du film était gênante, il n’en reste pas moins que sa composition est excellente. Ainsi avec ses rictus, ses moues, sa lippe et sa langue qui vient déformer ses lèvres quand il s’exprime, il campe parfaitement ce malade mental psychotique et incontrôlable. De plus, son accoutrement baroque – il est surmaquillé, pourvu d’immenses cicatrices, porte des cheveux longs et sales et des costumes de mauvais goût (quand il n’est pas travesti en infirmière comme lors d’une séquence avec Harvey Dent)[8] – ajoute à son charisme. Il rappelle même un peu l’Alex (Malcolm McDowell) d’Orange Mécanique (Stanley Kubrick, 1971) et, comme il est, in fine,  nettement plus séduisant, il finit par devenir également plus sympathique que Batman en exprimant parfaitement nos pulsions primaires de violence[9]. A l’instar d’un Don Salluste dans la pièce Ruy Blas (Victor Hugo, 1838) ou d’un Tartuffe dans celle éponyme de Molière (1669 dans sa version définitive ; ou dans le film de Friedrich Wilhelm Murnau datant de 1925), il constitue même l’image d’un mal – ou d’un chaos – qui finit par écraser le reste du film au point qu’on ne fait plus guère que guetter ses apparitions.

« Plus réussi est le méchant, plus le film l’est » disait Alfred Hitchcock. Ce Joker, en tout cas, même s’il ne permet pas totalement à l’opus de Christopher Nolan d’échapper à ses défauts le sauve largement de la banalité.

 

Ran

 

Note de Ran : 3


Le Joker 2

Le Joker

 

Comme je l’avais précédemment écrit dans le top 10 des films de super-héros, je trouve de nombreuses qualités à ce film et quelques défauts mineurs : j’aime sa grande fluidité et j’aime bien évidemment ce méchant historique fonctionnant comme un irrésistible trou noir avalant les personnages et les situations (pourtant nombreuses). Pour rebondir sur le texte de Ran, je ne serai pas aussi sévère avec le personnage de Batman qui m’a séduit dans sa volonté de tout contrôler, s’auto-persuadant que sa propension au sacrifice compense une certaine soif de pouvoir. Je regrette tout de même le choix sur la personnalité d’Harvey Dent (avec en plus un acteur pas toujours convaincant, Aaron Eckhart) dont j’aurais préféré qu’il représente vraiment l’espoir détruit par le combat Batman/Joker plutôt qu’un procureur aryen sûr de lui et sans relief. J’ai aussi aimé la perversité du plan des ferries, notamment le ferry des bons citoyens qui procèdent à un vote pour zigouiller les prisonniers d’en face. Néanmoins, je rejoins Ran sur la conclusion moralisante de cette scène. J’ai aimé dans le film cette fascination pour les hauteurs (soit les plongées, soit l’action dans les buildings qui tranche avec le repaire souterrain de Batman) et si je suis totalement Ran sur l’inutilité de la séquence hong-kongaise, je la trouve tout de même fort jolie. Je n’ai pas grand-chose à ajouter sur le personnage du Joker étant en plein accord avec ce qui est écrit plus haut. L’interprétation magistrale de Heath Ledger, faite de rictus et de tics dont j’ai beaucoup apprécié l’humour, morbide et jamais sous forme de clin d’œil au spectateur, se moquant en permanence du sérieux de ses interlocuteurs (les gangsters comme les héros) : « Je ne veux pas te tuer, dit-il à Batman, tu me fais trop rire ».

 

nolan

 

Note de nolan : 4

 

The Dark Knight (Christopher Nolan, 2008)

 

The Dark Knight (1) dans "Textes Divers"


[1] Beaucoup de textes y sont, bien sûr, déjà consacrés mais ils seront ici un peu plus courts que ceux réservés à l’analyse et chaque film sera noté.

[2] Ce qui constitue, dans le rapport entre vérité et légende, une évidente référence à  L’Homme qui tua Liberty Valance (John Ford, 1961) 

[3] On retrouve ce thème notamment dans le très récent Invictus (2009).

[4] Dans ce texte comme dans le précédent sur The Dark Knight, j’utilise les termes de « fasciste » ou de « fascisant » dans une acception extrêmement large et quelque peu ahistorique. En effet, les régimes fascistes (à commencer par celui de Benito Mussolini) ont des caractéristiques bien particulières et renvoient à des dimensions très spécifiques (ne serait-ce que parce qu’il n’y a pas, bien au contraire, de culte de la personnalité autour de Batman) qu’on ne trouve pas dans les discours de Gordon, Batman et Dent dans The Dark Knight. Je m’excuse de cette imprécision.

[5] Notamment par sa dimension moralisatrice…

[6] L’opposition d’un Batman (Michael Keaton) conservateur à une Catwoman anarchiste – dans une relation d’attirance sadomasochiste – était toutefois nettement plus intéressante ; ici Batman est fascisant et, malgré ce que dit le Joker, ils ne sont pas vraiment des doubles l’un de l’autre (Nolan voudrait faire de Batman une sorte de chaînon entre Harvey Dent et le Joker mais il est beaucoup trop proche du premier).

[7] Il dira ainsi : « Moi je n’ai pas de plan. Je cherche à montrer combien il est pitoyable de vouloir contrôler les choses. » Et Nolan réussit à mettre cela en scène ce qui n’avait rien d’évident.

[8] Mais il est néanmoins dans l’impossibilité de tomber le masque (n’ayant pas véritablement de déguisement) contrairement à ce qu’il demande à Batman.

[9] On retrouve cette idée dans la courte scène – et excellente – dans laquelle deux enfants jouent à tirer sur des voitures et en voient une exploser et semblent alors aussi surpris que ravis.

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fresh install of windows 08/12/2014 13:11

Now what would I say abou the movie that I consider is the best ever made in Hollywood according to me. I would tie this movie along with Jurassic Park and would watch it even in my death bed countless no of times and still would not get bored.

Antoine 13/01/2012 20:27


Je m'excuse pour la méconnaissance du comics qui peut, je le concède, être source d'erreurs factuelles.


Mais il y a eu tellement d'épisodes, de scénaristes, de dessinateurs qu'il existe une multitude de Batman différents et que l'ensemble ne forme certainement pas un tout cohérent. Aussi, les films
de Nolan ne peuvent être, pour cette raison, comparés à une adaptation littéraire et il ne fait que procéder à des emprunts.


Dans ces conditions, il importe surtout à l'auteur d'inventer son Batman. Contrairement à celui de Burton, qui est conservateur (et ne parlons pas de la version carnavalesque de Scumacher), il
est ici proto-fascisant. Mais, comme celui de Burton, il n'est pas un détective et est lié - organiquement - à la ville de Gotham dont Arkham est le centre. Aussi l'épisode situé en dehors de
Gotham me semble un échec tant du point de vue de la cohérence d'ensemble qu'en lui-même (avec, oui, une résonnance Mission : Impossible qui me semble particulièrement inopportune). Il
est possible que ce genre de déplacements soient judicieux dans les comics, je ne pense pas que ce soit le cas ici.


Quant au Joker, c'est la plus grande réussite du film. Il a des plans, certes, mais sa stratégie et son objectif restent le chaos. Il figure une forme anarchique (dans un sens différent de la
Catwoman imaginée par Burton).

Geoffey 12/01/2012 01:23

"Christopher Nolan commet la même erreur que dans son Batman Begins (2005) en faisant, lors d’une séquence certes courte mais parfaitement inutile, s’échapper le film du monde claustrophobe de
Gotham City avec cette scène à Hong-Kong où le film semble plus ressembler à la série des Mission Impossible " Erreur de Nolan ou méconnaissance du personnage de Batman et de son univers dont Nolan
ne fait que s'inspirer dans ses films ? Batman, si il est associé bien entendu à la ville de Gotham, n'est pas condamné à rester sur place.L'un des fondamentaux du personnage est d'être un
détective ( le titre Detective comics est d'ailleurs consacré au personnage aux USA...). Si une piste le fait sortir de Gotham et bien il la suit. De plus, et là j'en viens à Batman Begins, Nolan a
raccourci le voyage autour du monde de Bruce Wayne pour se former de 5 ans, passant de 7 ans en lieu et place des 12 ans du comics ( lire Batman Year One , pour les références). "Joker qui figure
un étonnant trou noir puisqu’il est un personnage sans identité n’ayant ni patronyme, ni empreintes, ni ADN et se plaisant à raconter des versions toujours différentes de son passé. En fait, il
n’existe pas véritablement et est surtout une idée incarnée, celle non véritablement du mal mais du chaos." Rendons à César, si Nolan exploite, à mon sens, parfaitement ces idées autour du Joker,
elles lui ont été soufflées par The Killing Joke (entre autres), saga de Batman scénarisée par Alan Moore.Dans cette saga (en 2 épisodes) , le Joker raconte son histoire...et précise juste après
qu'il est tellement dérangé qu'il n'est pas certain que ça soit la vérité. Là encore il serait bon de ne pas oublier que ces films adaptent un matériel pré-existant et que Nolan et son frère ( et
David Goyer aussi) doivent faire un minimum de recherches dans le corpus propre à Batman ( un corpus qu'ils ont sans doute délimité à l'avance en tirant substance des aventures de la chauve-souris
parues depuis la fin des années 70, et encore juste pour la présence de Ra's Al Ghul et non pour l'ambiance, vraiment définie par Frank Miller dans Year One dans les années 80...encore ce fameux
Year One ^^ ). "Il( le Joker) dira ainsi : « Moi je n’ai pas de plan. Je cherche à montrer combien il est pitoyable de vouloir contrôler les choses. » Et Nolan réussit à mettre cela en scène ce qui
n’avait rien d’évident." Sauf que tout se passe tellement bien pour le Joker qu'il est évident qu'il a un plan, plusieurs mêmes. Et il avoue à Batman avoir un atout dans sa manche : Double-Face !
Un put@** de plan B ! Dire qu'il n'a pas de plan fait justement partie de son plan.Les actions du Joker suivent une logique ( certes biaisée de par la folie de cet homme ) et un but !

Ran 06/08/2010 18:12



Bonjour ; merci de ce commentaire.


Personnellement, j'aime bien l'idée d'une ville-monde qui serait coupée du reste de l'univers et je préfère nettement la façon qu'a Burton de traiter l'espace dans ses deux Batman (et
plus encore dans Batman returns avec ses oppositions verticales permanentes entre le haut et le bas). Par ailleurs, il me semble que Nolan - et la vision d'Inception aura un peu
radicalisé ma position - n'est pas extrêmement à l'aise dans le maniement de l'espace.


Il n'en reste pas moins qu'en ouvrant son film sur Hong-Kong, il fait un peu plus pénétrer son film au coeur de la mondialisation d'autant que, et je vous rejoins sur ce point, l'Asie est sinon
son centre du moins l'un de ses lieux privilégiés d'extension. Néanmoins, Gotham - connu depuis longtemps comme un double de New York - me paraissait suffisant pour installer cette idée car la
ville est une digne représentante de ce que le géographe Dolfus nommait l'archipel mégalopitain mondial. En outre, en le transportant à Hong-Kong, Nolan perd une partie de ce que son film a de
claustrophobe.


Quant à la séquence des deux ferries, il est évident qu'elle est censée signer la défaite du Joker. Mais, outre que je la trouve un peu grossière, le discours a une dimension moralisatrice qui me
gêne. Et puis, en toute conscience, je dois bien l'avouer - et ma critique va dans ce sens -, je ne suis pas sûr que j'avais très envie que le Joker sorte perdant de The Dark Knight. En
conclusion pour transformer la fameuse formule d'Hitchcock : Plus le méchant est réussi, plus on l'aime...


PS : C'est un problème intéressant d'ailleurs que ce sentiment du spectateur à l'égard du méchant ; j'y étais un peu revenu dans mon texte sur Le Crime de monsieur Lange
(http://desoncoeur.over-blog.com/article-le-crime-de-monsieur-lange-communiste-ou-anarchiste-38392542.html).



Ornelune 06/08/2010 17:05



Je vous rejoins sur l'idée que les ténèbres sont amenées par le Batman ; en déployant sa cape il plonge toute la ville dans l'ombre.


En revanche je ne trouve pas si inutile la séquence hong-kongaise. Nolan montre notre monde, ses mégapoles et leur coeurs financiers. Il se démarque ainsi de l'artificialité et du confinement
urbain de Burton. L'escapade asiatique a quelque résonance avec les nouvelles polarités économiques qui se dessinent aujourd'hui (voir le court paragraphe "Gotham, ville mondialisée" sur la page
laissée en lien).


Enfin ce qui se passe sur les ferrys vient contredire le Joker et tout ce qu'il inspire. Ce passage insuffle un nouvel espoir nécessaire. Même si je vois bien ceque vous dérange dans la scène...


 



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