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Thor

26 Mai 2011 , Rédigé par Antoine Rensonnet Publié dans #Critiques de films récents

On n’attendait à peu près rien de Thor. Mais, parce qu’on aimait beaucoup les comics quand on était petit (nostalgie quand tu nous tiens…), on y a été quand même. Pour n’être ni déçu (il y avait peu de chances), ni agréablement surpris.

 

 

T1

Thor (Chris Hemsworth) et Jane Foster (Natalie Portman)

 

On a beau être fan de comics et révérer William Shakespeare, on n’attendait pas grand-chose de ce Thor car, que voulez-vous, Kenneth Branagh n’est pas Tim Burton, capable de transcender un super-héros (Batman – personnage au potentiel d’ailleurs bien plus intéressant que Thor – dans Batman returns en 1992), et on avait compris depuis assez longtemps qu’il n’avait pas le talent d’Orson Welles ou d’Akira Kurosawa. Du reste, il est venu cachetonner, n’est-ce pas ? On n’en attendait pas grand-chose et on avait bien raison (aussi n’est-on pas déçu ce qui est toujours cela de gagné – d’où l’absence de bubulle dans la notation…) même si les bandes-annonces laissaient craindre encore bien plus catastrophique. Le tout est visuellement assez laid et tiré par un scénario relativement incompréhensible (quoique, notons-le, assez rythmé même si l’amourette entre Thor – Chris Hemsworth – et l’astrophysicienne Jane Foster – Natalie Portman – prend un brin trop de place), dominé par deux enjeux qui n’intéressent guère. Le premier tient à la succession, au royaume dAsgard, d’Odin (Anthony Hopkins) et à cette guerre que se livrent ses deux fils, le trop impétueux mais fort loyal Thor et le frustré et machiavélique (c’est là peut-être un grand mot mais avouons que l’on a peu près rien compris à son sombre et diabolique complot) Loki (Tom Hiddleston). C’est là sans doute le côté « shakespearien » (profitons-en pour remercier l’inventeur des guillemets qui, ici, sont absolument nécessaires) de l’affaire mais on se sent tout de même bien loin du Roi Lear… L’autre réside dans le retour de l’homme au marteau, banni sur Terre et privé de ses pouvoirs, et dont on sait que, tôt ou tard, il finira par retrouver le destin qui lui était assigné. Cela pourrait être un bon vecteur de spectacle et/ou de suspense mais, problème, on a déjà vu toute la superbe et la flamboyance du « Dieu-tonnerre » dès le début du film. Et force est de reconnaître que cela n’avait guère impressionné. Peut-être que la prestation de Chris Hemsworth, blondasse bodybuildé et assez incroyablement falot, explique-t-il d’ailleurs ceci (bon, si on aime les andouilles musclées au regard stupide, on peut sans doute y trouver son compte). En outre, le reste de la distribution – Anthony Hopkins compris – se met à l’unisson du héros pour livrer un ensemble de prestations stéréotypées et dépourvues de tout charisme. A la notable exception de Natalie Portman ce qui fait doublement plaisir. D’une part parce qu’elle éclaire (façon de parler…) ce Thor en proposant un nombre assez diversifié d’expressions faciales ; d’autre part, parce que l’on oublie un peu de l’image assez insoutenable qu’elle nous avait proposée dans  Black Swan (Darren Aronofsky, 2010). Mais, on s’en doute, cela ne suffit pas vraiment à sauver le film d’une médiocrité assez désespérante, souffle épique (ah, ah, ah…) et veine comique (oh, la, la !), qui devaient apparemment figurer parmi les ingrédients de la mixture, s’échouant tous deux lamentablement. Bref, on l’aura compris, passé le pont (parce qu’un ponpont est au centre du tout), il n’y a peu près rien qui vienne à notre rencontre…

 

T2

Thor et Odin (Anthony Hopkins)

 

Antoine Rensonnet (Ran)

 

Note d’Antoine Rensonnet : 1

 

Thor (Kenneth Branagh, 2011)        

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Antoine 02/06/2011 00:40



Oui, c'est à peu près ce que j'ai compris aussi. Mais, dans les détails, cela manquait quand même un peu de clarté (et je n'ai jamais compris ce qu'Odin avait volé aux géants des glaces - vu que
ça avait l'air vachement important mais qu'ils semblaient tout aussi puissants qu'avant ; enfin, bon...).


Sur les caractéristiques du personnage de Loki, je suis partiellement d'accord avec toi. Les idées que tu cites étaient sous-jascentes et plutôt bonnes. Mais, pour que cela passe vraiment à
l'écran, il aurait fallu un personnage un peu plus charismatique (d'accord à côté de Thor, Loki, c'est Michael Corleone dans Le Parrain mais, bon, si tout le monde était obligé de
s'aligner sur le référentiel - j'ai fait de la physique aussi dans une vie antérieure ; je
n'aimais pas... - du héros, c'était plutôt mal barré...).



Flow 01/06/2011 21:08



Ah oui c'est clair!


Non mais il voulait manipuler le géant des glaces puis le tuer afin de passer pour le héros de l'histoire :) Enfin si ma mémoire est bonne (il ne m'a pas marqué non plus^^.


J'ai bien aimé le côté tragique et un peu vain du personnage. Méchant malgré lui et triste.



Antoine 30/05/2011 10:51



A nolan : ravi que tu aies renoncé à tes projets sud-américains. J'ai eu peur.


A Flow : bon, j'avoue que mon cerveau était un peu en veilleuse. Mais, si je comprenais certaines des "dimensions" du plan de Loki (dégager Thor et prendre le pouvoir), toute l'histoire avec
l'introduction des géants des glaces (et qu'il les fait venir pour tuer Odin puis il veut tuer le géant et sauver Odin...) m'a échappé. Sinon, j'ai pigé que son plan était compliqué et à
plusieurs étages et qu'il y avait une symbolique (double) de meurtre du père. Mais complexe et fin, ce n'est pas la même chose. Et, pour prendre une de nos communes références, on ne saurait, par
exemple, comparer le plan de Loki à celui de Palpatine, excellent joueur d'échecs lui aussi, dans les trois derniers/premiers Star Wars.



Flow 30/05/2011 10:05



J'ai une tendance pour le cinéma bourrin, je dois l'avouer. Ce Thor est sympathique mais largement oubliable. Quant au plan de Loki, il est loin d'être incompréhensible. C'est même tout le
contraire... On le comprend bien trop rapidement.



Antoine 29/05/2011 22:00



C'est vrai que, de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Par contre, Pirates des caraïbes, après avoir vu les trois premiers, je crois que ça me va me suffire (mon meilleur souvenir du
tout étant une longue sieste faite durant le second épisode ; et, en ce moment, il y a Roland Garros si on veut dormir l'après-midi).


A part ça, oukilépassé mon acolyte, il laisse des commentaires à des heures indues pour un début de week-end et ne corrige pas mes fautes (et si on ne compte que sur moi pour les questions
techniques, tout ça va donc se terminer sur la phase bourrine). Bon, il doit être en week-end ou, alors, il a filé, comme un voleur, en Uruguay car le fisc venait - enfin - de comprendre comment
s'était constituée son immense fortune familiale durant les années 1940...



nolan 29/05/2011 23:56



Corrigé et rentré de WE en effet.



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