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TOP 2000-2009 du cinéma américain

15 Février 2010 , Rédigé par Ran Publié dans #Tops

Un top vingt des films américains des années 2000. Au finish – il n’est sorti, en France, que le 23 décembre 2009 – et néanmoins avec une bonne longueur d’avance, Tetro est premier. Mais surtout, un constat d’ensemble : le cinéma américain a été d’une densité remarquable et d’une qualité certaine tout au long des dix années écoulées.

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Tetro--affiche-.jpeg1) Tetro (Francis Ford Coppola, 2009)

 

2) Elephant (Gus Van Sant, 2003)

 

3) No Country for old men (Joel Coen, 2007)

 

4) Match Point (Woody Allen, 2005)

 

5) Two lovers (James Gray, 2008)

 

6) Mulholland Drive (David Lynch, 2000)

 

7) Les Promesses de l’ombre (David Cronenberg, 2007)

 

8) Paranoid Park (Gus Van Sant, 2007)

 

9) The Barber : L’Homme qui n’était pas là (Joel Coen, 2001)

 

10) Gran Torino (Clint Eastwood, 2008)

 

11) The Limits of Control (Jim Jarmusch, 2009)

 

12) A History of violence (David Cronenberg, 2005)

 

13) Les Infiltrés (Martin Scorsese, 2006)

 

14) Inglourious Basterds (Quentin Tarantino, 2009)

 

15) Scoop (Woody Allen, 2006)

 

16) I’m Not There (Todd Haynes, 2007)

 

17) Punch-Drunk love (Paul Thomas Anderson, 2002)

 

18) Sweeney Todd : Le Diabolique Barbier de Fleet Street (Tim Burton, 2007)

 

19) La Vie aquatique (Wes Anderson, 2004)

 

20) Minority Report (Steven Spielberg, 2002)

 

 Après la publication au début du mois de décembre 2009 d’un top 10 des films de la décennie 2000, je le complète aujourd’hui[1] par un top 20 des films américains – ceux-ci étant considérés au sens large c’est-à-dire que tout le cinéma nord-américain et assimilable est ici envisagé – sur la même période. Deux raisons m’ont poussé à ne pas me contenter d’un top 10 comme nous en avons l’habitude sur ce blog. D’une part, six des dix films de mon top général des années 2000 étaient américains. Aussi, il me fallait davantage élargir la perspective par rapport à celui-ci. D’autre part, la richesse du cinéma américain était telle que se contenter de dix films eut été un peu court. Ce deuxième point est d’ailleurs la principale constatation que l’on peut faire à la lecture de ce classement : le cinéma américain s’est fort bien porté tout au long des années 2000 et, sans vivre un nouvel âge d’or, sa constance à produire de très grands films est absolument remarquable. Il y a, quelques semaines encore, j’aurais toutefois ajouté à cette assertion qu’il n’avait donné lieu à aucun absolu chef d’œuvre et qu’il était, d’un point de vue qualitatif, dominé par son homologue asiatique. Mais, en toute fin du mois de décembre, est venu Tetro qui comble ce manque. Logiquement, il occupe donc la première place de mon classement et, quoique très récent, j’avoue que je le place assez nettement devant ses suivants. Ses six premiers dauphins sont donc, dans le même ordre, ceux qui figuraient déjà dans mon top général. On notera d’ailleurs que, parmi leurs réalisateurs, quatre – Gus Van Sant, Joel Coen, Woody Allen, David Cronenberg – placent une autre de leurs œuvres parmi les quinze premiers ce qui atteste de leur constance dans la qualité tout au long de ces dix derniers années (et les frères Coen viennent de commencer la suivante avec un nouveau très grand film, A Serious Man) mais, même si un seul de leurs films est ici distingué, la remarque s’appliquerait à la quasi-totalité des réalisateurs cités, exception faite de Francis Ford Coppola. On peut même affirmer, bien qu’il ne soit représenté que par la dixième place de l’excellent Gran Torino, que le plus constant fut sans doute Clint Eastwood devançant, à ce niveau, Woody Allen. Il s’agit là des deux réalisateurs les plus âgés qui ont la faveur de ce classement et cela impose de souligner un nouveau point. Si les cinéastes appartiennent à des générations très différentes, peu sont ceux qui n’étaient guère connus à l’orée des années 2000 à l’exception de James Gray – sans doute le plus sûr talent à s’être révélé au cours de cette décennie – de Todd Haynes, de Paul Thomas Anderson et de Wes Anderson, les trois derniers ne plaçant l’une de leurs œuvres qu’entre la seizième et la dix-neuvième place. Le renouvellement du cinéma américain, s’il est loin d’être nul, est donc limité et c’est sans doute là la seule limite à son actuelle bonne santé. Enfin, on notera, comme toujours ou presque quand il s’agit de cinéma américain, que l’opposition entre cinéma d’auteur et cinéma de genre n’a absolument aucun sens. Si certains réalisateurs ont développé avec talent – au côté de l’inoxydable Woody Allen, on remarquera tout particulièrement l’expérience de Gus Van Sant qui culmina avec Elephant – des formes de production particulières aux marges du puissant système hollywoodien, la plupart se sont épanouis en son sein bénéficiant parfois de très gros budgets pour financer leurs projets. C’est là une excellente nouvelle et de bon augure pour les prochaines années.

 

Ran

 


[1] Suivra prochainement un top quinze des films français.

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Ran 16/02/2010 19:36


Qu'en déduire, Sangukan ? Je ne sais pas trop. Peut-être, d'une part, qu'on ne prête qu'aux riches et que producteurs comme spectateurs investissent trop dans des valeurs sûres. D'autre part
qu'aucun mouvement artistique (ou système de production) nouveau n'a émergé aux Etats-Unis dans les dix années qui viennent de s'écouler contrairement à ce qui s'était passé dans les années
soixante-dix...
Sinon, dix-neuvième pour La Vie aquatique, ce n'est quand même pas si mal vu la richesse du cinéma américain ces dernières années (qui, par exemple, m'oblige à n'inclure qu'un seul
Eastwood dans les vingt premiers) donc il faut sécher rapidement ces larmes, Zibeline.


Zibeline 16/02/2010 18:49


La Vie aquatique en dix-neuvième position... J'en ai les larmes aux yeux.


Sangukan 16/02/2010 13:59


Ran, c'est tout à fait vrai, Lee et Fincher n'ont eux non plus pas émergés dans les années 00 !

Alors , de ce constat (sans doute également transposable pour le cinéma français, d'où l'exception J. Audiard) qu'en déduire ?

Nos goûts nous conduisent-ils à aimer le cinéma des seniors ou bien le cinéma est-il porté aujourd'hui essentiellement par des séniors ??

Dans 2 heures je ramasse les copies ! : )


Ran 16/02/2010 12:57


Effectivement, mon top est évidemment est parfaitement subjectif (et il correspond à mon seul avis qui est - comme disait Desproges - mon avis de référence quand je veux vraiment savoir ce que je
pense).
Quelques remarques toutefois sur votre commentaire :
1) J'adore - sans réserve - Tetro et j'admire notamment la liberté dont fait montre son auteur et ce quels que soient les liens qu'entretiennent le film avec sa propre histoire.
2) Concernant le renouvellement du cinéma américain : les auteurs cités appartiennent à des générations très différentes et je me borne à remarquer que peu ont émergé dans les années 2000. Ce n'est
d'ailleurs ni le cas de Spike Lee, ni de David Fincher.
3) Je ne comprends guère le relatif manque d'intérêt qu'a provoqué Scoop. Il me semble qu'il s'agit là du parfait contrepoint comique de Match Point (et c'est donc une
comédie...).
4) Je ne pense qu'on puisse ravaler Les Infiltrés au rang de pâle copie d'Infernal Affairs puisqu'il introduit - ou développe - d'autres thèmes notamment une réflexion sur les
acteurs (voir mon texte sur ce film).
5) Quant à l'humour post 00, je dois avouer ne guère le connaître mais pour avoir l'avis complet de De son coeur, il faudra demander à nolan...
En tout cas, merci de ce commentaire.


Sangukan 15/02/2010 17:25


Un top est évidemment restrictif et subjectif mais j'aurais quand même quelques observations:

- Tetro est beau mais n'évite pas quelques comparaisons avec le physique de son auteur notamment au niveau de quelques passages du scénar

- le renouvellement du cinéma américain n'est limité que si on attribue une prime aux cheveux poivre et sel, faut pas rabaisser les, entre autres, Fincher, Spike Jonze et Spike Lee
qui avec sa 25ème heure  renvoie les Infiltrés à ce qu'ils sont, une pâle copie d'Infernal affairs

- Scoop !! même Scarlett n'arrive pas à me le faire aimer

- enfin, aucune comédie US, on apprécie pas l'humour post 00 chez de son coeur !? Just kidding...


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