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Trance

21 Mai 2013 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Trance affiche des ambitions très mesurées et c'est tant mieux. Le film se consomme sans difficultés, n'ayant pas vocation à rester dans les mémoires. 

 Rosario Dawson, Matt Cross, Wahab Sheikh, Danny Sapani,Vincent Cassel et James McAvoy

Rosario Dawson, Matt Cross, Wahab Sheikh, Danny Sapani,Vincent Cassel et James McAvoy

Trance (Danny Boyle, 2013)

 

En faisant un petit recensement avant d'écrire cette note, nous nous sommes aperçus que nous suivions d'assez près la filmographie de Danny Boyle. Ces deux premiers films (Petits Meurtres entre Amis, 1994 et surtout Trainspotting en 1996) étaient réussis. Puis, patatras, Une vie moins ordinaire (1997) et La Plage (1999) nous convainquent qu'il n'y a plus grand-chose à attendre du cinéaste. Nous avons quand même pris soin de regarder Sunshine (2007) parce que Quentin Tarantino disait beaucoup de bien des deux premiers tiers (!) et, pour comprendre le phénomène, Slumdog Millionaire (2008), parfaitement ennuyeux et vulgaire. Vulgarité qui est, chez Boyle, un aspect déterminant de l’œuvre. Il a la tentation d'aller provoquer l'œil en jouant avec les couleurs criardes ou en usant d'effets grandiloquents. A ce titre, Trance, qui raconte comment, par l'hypnose, une bande, dirigée par Franck (Vincent Cassel), de voleurs d'œuvres d'art vont aller chercher une information chez un galeriste (Simon – James McAvoy), semble entièrement filmé en décadrage (et rappelle parfois en plus colorée, la deuxième partie du récent Passion de De Palma) et ne recule devant aucun effet. Mais le film n'a pas une ambition démesurée et assume pleinement ce côté outrancier. Aussi est-il facile à regarder, introduisant une certaine distance par le recours à l'outrance. Le scénario, qui multiplie les retournements, est suffisamment bien découpé pour éviter le trop-plein. Et comme il s'agit d'un vol de tableau, la réussite de la séquence liminaire permet au spectateur de se caler dans son fauteuil l'esprit tranquille mais aux aguets. Bien sûr, la barrière du ridicule est parfois largement franchie, souvent quand le métrage se prend au sérieux. On rit encore du parallèle entre la plantureuse Rosario Dawson et le tableau dans une séquence qui se voudrait émoustillante (l'actrice aux formes spectaculaires n'y est pour rien). Quant au final grandiloquent, encore plus drôle, il paraît motivé par un reliquat sur budget explosions/cascades. Ce film constitue ainsi un léger plaisir coupable.
 
nolan
 
Note de nolan : 2

 

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http://www.microsoftoutlookemails.com 25/04/2014 13:30

I do love watching movies very much and they are considered as one of the best hobbies which I everhave. I wish to thank you for sharing us with the review of the fim trance. I willd efni

Sylvain Métafiot 23/05/2013 01:14

En effet, ce n'est pas un film très ambitieux, tant sur la forme que sur le fond.
C'est bien dans le sens où on ne s'attend pas à un chef d'oeuvre mais à thriller efficace, ce qui est le cas.
C'est dommage dans le sens où l'intrigue - sorte de sous Inception moins réussie - aurait gagnée à dévier vers la démence, voire vers une certaine violence à la Cronenberg. Je pense à la tête explosée de Vincent Cassel se mettant à parler. Une petite dose d'épouvante aurait pu changer la donne.

nolan 23/05/2013 08:00

Tout à fait d'accord Sylvain. En effet, entre les mains d'un Cronenberg ou d'un Palma, ça aurait pu donner quelque chose qui tabasse vraiment.

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