En partance – Essai d’une filmothèque idéale 1/10
Un essai d’une filmothèque idéale de cent films – peu et beaucoup à la fois – comme un charmant exercice de style supplémentaire ; partons donc des débuts du cinéma. Lorsque les acteurs ne parlaient pas – si ce n’est au travers de cartons – voici dix films muets à emporter « any where out of the world ».
Un rêve : On – qui, je n’en ai pas la moindre idée – m’octroie le droit de partir. Où ? Là, je suis sûr de moi, ce sera, comme le suggérait ce cher vieux Charles, à l’issue d’un merveilleux poème[1], « N’importe où hors du monde » – et peut-être alors tout n’y sera qu’ « ordre et beauté, luxe, calme et volupté »[2]. En attendant, quittant ces tristes lieux, je n’en importe pas moins ce qu’ils recèlent de plus fameux soit des monceaux de livres, de disques et, bien sûr, de films…
Mais, il ne s’agissait là que d’un songe. Retour donc à une banale réalité mais, pour le moins brutal, je n’en essaie pas moins de constituer cette idéale filmothèque de voyage.
Il faut toutefois – et n’est ce pas là le plus triste ? – définir quelques critères et règles pour mener à bien cette tâche. Ce seront donc cent films – ni plus, ni moins – répartis en dix catégories, que je laisse découvrir au fil de la publication, avec comme volonté de respecter différents équilibres – historiques, géographiques, par genre et même liés à mon histoire personnelle. En outre il n’y aura pas plus de trois œuvres pour un même auteur. En aucun cas, il ne s’agit là d’un classement – ce serait bien trop compliqué et le résultat serait sans doute tout différent – et je ne justifierai pas mes choix.
Voici donc la première liste – consacrée aux films muets.
I] Muet

Le Cabinet du docteur Caligari
(Robert Wiene, 1920)

Nosferatu, une symphonie de l’horreur
(Friedrich Wilhelm Murnau, 1922)

(Fritz Lang, 1922)

La Ruée vers l’or
(Charlie Chaplin, 1925)

Cuirassé Potemkine
(Sergueï Mikhailovitch Eisenstein, 1925)

Le Mécano de la Generale
(Clyde Bruckman et Buster Keaton, 1926)

Octobre
(Sergueï Mikhailovitch Eisenstein, 1927)

Steamboat Bill junior
(Charles F. Reisner et Buster Keaton, 1928)

Les Lumières de la ville
(Charlie Chaplin, 1930)

Tabou
(Friedrich Wilhelm Murnau, 1931)
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[1] Any where out of the world – N’importe où hors du monde (Charles Baudelaire, Le Spleen de Paris, XLVIII).
[2] L’Invitation au voyage (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, LIII).
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