Les palmes selon Ran
Vu chez Nightswimming, l’idée (initiée sur Filmosphère) de choisir sa palme d’or du festival de Cannes. Voilà qui est intéressant – plus, en tout cas, que composer son équipe de France de football idéale – mais mes connaissances étant ce qu’elles sont, je préfère me limiter aux seules dix dernières années.
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L’exercice étant, a priori, séduisant et la meilleure façon de résister à la tentation restant, selon l’excellent aphorisme d’Oscar Wilde, d’y succomber, je me livre donc à la relecture des différentes sélections cannoises pour en distinguer le meilleur film. Cependant, trop de lacunes m’empêchent pour que ceci garde un minimum de crédibilité de dresser un palmarès complet et je me contenterai donc des seules dix dernières années. Concernant celles-ci, j’ai pu regarder un nombre assez important des films en compétition (dans la sélection officielle) pour pouvoir – parfois avec quelques regrets (A History of violence de David Cronenberg en 2005, Flandres de Bruno Dumont en 2006, Paranoid Park de Gus Van Sant en 2007, Le Ruban blanc de Michael Haneke et Bright Star de Jane Campion en 2009 sont ainsi certains des absents de marque) – choisir. Pour le reste, je me contenterai de préciser quelques-uns des films qui m’ont beaucoup marqué durant les années précédentes (avec des noms d’auteurs – même si, leurs films n’étant pas sélectionnés, les noms de Fritz Lang et de Stanley Kubrick seront, pour une fois, absents d’une de mes réflexions génériques sur les soixante dernières années du cinéma – qui, parfois, se répètent) ; citons ainsi : Les Enchaînés (Alfred Hitchcock, 1946), Le Septième Sceau (Ingmar Bergman, 1957), La Dolce Vita (Federico Fellini, 1960), Blow Up (Michelangelo Antonioni, 1967), Ma nuit Chez Maud (Eric Rohmer, 1969), M.A.S.H. (Robert Altman, 1970), Solaris (Andreï Tarkovski, 1972), Conversation secrète (Francis Ford Coppola, 1974), Parfum de femme (Dino Risi, 1975), Taxi Driver (Martin Scorsese, 1976), Apocalypse Now (Francis Ford Coppola, 1979), Kagemusha (Akira Kurosawa, 1980), Identification d’une femme (Michelangelo Antonioni, 1982), L’Argent (Robert Bresson, 1983), Pale Rider (Clint Eastwood, 1985), Le Sacrifice (Andreï Tarkovski, 1986), Barton Fink (Joel Coen, 1991), The Player (Robert Altman, 1992), Fargo (Joel Coen, 1996), Ghost Dog : The way of the samurai (Jim Jarmusch, 1999).
Après, j’ai donc tranché et – réflexion assez habituelle – le cinéma américain se taille la part du lion au court de ces dix dernières années (cinq choix) devant l’Asie (trois mais les deux meilleurs avec 2046 – au risque de me répéter, le film de la décennie – et Three Times) et l’Europe (deux). Voici donc, après mûre réflexion, mes palmes d’or de la décennie écoulée :
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2000 : In the mood for
love (Wong Kar Wai)
2001 : Mulholland Drive (David
Lynch)
2002 : Punch-Drunk
Love (Paul Thomas Anderson).
2003 : Elephant (Gus Van Sant)
2004 : 2046 (Wong Kar Wai)
2005 : Three Times (Hou Hsiao Hsien)
2006 : Le Caïman (Nanni
Moretti)
2007 : No Country for old men (Joel Coen)
2008 : Two Lovers (James Gray)
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2009 : Un prophète (Jacques Audiard)
Ran
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