Top 2009
Bonjour à tous et bonne année. Nous démarrons la nouvelle année par le top des films vus en salle en 2009. Pas de surprises mais plein de bons de films. Ne vous gênez pas et mettez votre top 10 dans les commentaires (ou le lien de votre site le cas échéant).
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Top 2009 par Ran
1) Tetro (Francis Ford Coppola)
2) Gran Torino (Clint Eastwood)
3) The Limits of Control (Jim Jarmusch)
4) Un prophète (Jacques Audiard)
5) Inglourious basterds (Quentin Tarantino)
6) Le ruban blanc (Michael Haneke)
7) Public ennemies (Michael Mann)
8) Vincere (Marco Bellocchio)
9) La fille du RER (André Téchiné)
10) Whatever Works (Woody Allen)
Plus mauvais film de l’année : Bambou (Didier Bourdon)
Tetro, bien sûr, qui, tout au bout de l’année, vient écraser le reste du cru 2009. Le nouveau Coppola est si foisonnant qu’il faudra un peu de temps pour en dénouer tous les fils. Mais sa richesse, sa beauté – et son humour – le placent très nettement en tête. Le reste de ce palmarès montre que l’année a été d’une qualité certaine – Pedro Almodovar, par exemple, dont l’Etreintes brisées est excellent ne trouve pas de place dans les dix premiers – mais également sans guère de surprises. Ainsi ne sont-ce que des valeurs sûres et parfaitement établies qui occupent le reste de ce classement. Et, aucun de ces réalisateurs (c’est d’ailleurs le cas de Coppola – mais celui-ci ne joue pas dans la même catégorie) n’a réalisé son évident chef d’œuvre à part, peut-être, Michael Haneke justement récompensé à Cannes pour Le ruban blanc. On notera toutefois que Clint Eastwood a réalisé un très grand film testamentaire – bien plus dense que son précédent opus, L’échange – avec Gran Torino dans lequel il joue avec une extrême intelligence de l’image de son personnage et que Jim Jarmusch tient parfaitement le (faux) rythme de The limits of Control qui fait de ce film l’œuvre la plus sereine de l’année.
Concernant l’équilibre géographique, on notera la présence de six films américains (ou assimilables) – qui trustent le podium – contre quatre européens (dont deux français). Si le cinéma américain reste ainsi dominant, celui du vieux continent est donc bien présent. Il est dominé par Un prophète d’un Jacques Audiard qui confirme, après De battre mon cœur s’est arrêté (2005), qu’il est sans doute, aujourd’hui, le plus important des réalisateurs français. Par contre, l’Asie est absente. Souhaitons donc pour 2010 – si jamais Francis Ford Coppola retourne à ses vignobles – que Wong Kar Wai et Hou Hsiao Hsien nous reviennent en grande forme.
Enfin, pour compléter ce court bilan de l’année cinématographique, il faut en citer le plus mauvais film. Pour moi, ce sera donc le lamentable Bambou ; je n’avais d’ailleurs été le voir que pour le chien. Heureusement, il y en a également un dans Tetro…
Ran
Top 2009 par nolan
Je suis ravi de cette année 2009 puisque de grands réalisateurs ont presque tous livré une oeuvre importante dans leur filmographie, même si je suis d'accord avec Ran pour dire qu'aucun n'a réalisé son évident chef d’œuvre.
C'est parti :
1 Inglourious Basterds (Quentin Tarantino)
Tarantino transcende encore une fois un sous-genre et opère une synthèse jouissive de son cinéma. Celui des années 1990 avec ses longs dialogues et celui des années 2000 et ses scènes d’action explosives. En réussissant à rendre homogène une succession de morceaux de bravoure, le réalisateur intègre de manière éclatante ses idées de cinéma dans un divertissement. Le cinéaste américain des années 2000.
2 Gran Torino (Clint Eastwood)
“J’ai prévu de tourner une dizaine de films avant de mourir mais dans le doute, je vous laisse un petit mot » semble nous dire Clint Eastwood qui a finalement laissé un très grand film interrogeant son image et son cinéma dans une œuvre qui prend l’apparence d’un film de vengeance. Brillant.
3 Les Herbes Folles (Alain Resnais)
« J’ai prévu de mourir mais je ne sais pas quand je vais arrêter de tourner » semble nous dire Alain Resnais qui s’amuse comme un fou dans un drôle de film aux accents lynchiens. Dussolier est génial.
4 Ponyo sur la Falaise (Hayao Miyazaki)
Poème écolo et un peu social, Miyazaki reprend l'histoire de la Petite Sirène. Magique.
5 Tetro (Francis Ford Coppola)
L'Homme sans Âge (2007) constituait le coup d'essai, Tetro, la transformation. Coppola sidère le spectateur par sa maîtrise de l'histoire tant sur la forme que sur le fond là où son précédent tardait à émouvoir. Mais les vingt dernières minutes lui ferment les portes de mon podium.
6 Etreintes Brisées (Pedro Almodovar)
Almodovar convoque aussi bien le cinéaste de la Movida (notamment dans son hilarante scène finale) que celui de Parle avec Elle (2001) dans ce film que je considère comme un de ses sommets et dont je comprends mal l'accueil plutôt tiède qui lui a été fait.
7 Whatever Works (Woody Allen)
Porté par un Larry David misanthrope au possible, dévoré par la solitude et émouvant, le film est extrêmement drôle. Et malgré la noirceur ambiante, il diffuse, par le biais d'un deus ex machina final, un vrai sentiment de bonne humeur. Le meilleur Woody depuis Match Point.
8 The Limits of Control (Jim Jarmusch)
L'antonionisme de l'année. C'est magnifique et un peu chiant à la première vision mais ensorcelant sur la durée
9 Le ruban blanc (Michael Haneke)
Michael Haneke nous propose une réflexion sur la violence, travaille son suspense et ne fait pas la morale. Réussi.
10 Un prophète (Jacques Audiard)
Jacques Audiard reprend le principe de la série OZ (Tom Fontana,1997-2003) en se servant du cadre carcéral pour y développer sa métaphore sociale. En trouvant un bel équilibre entre maîtrise formelle et expérience visuelle, il est le meilleur réalisateur français de l'année.
Et dix de plus, parce que dix c'est trop peu et que c'est mon blog donc je fais ce que je veux :
Le Roi de L’évasion (Alain Guiraudie), Non ma fille, tu n’iras pas danser (Christophe Honoré), Public Enemies (Michael Mann), Les noces Rebelles (Sam Mendes), In The Loop (Armando Iannucci), Démineurs (Kathryn Bigelow), 35 Rhums (Claire Denis), Jusqu’en Enfer (Sam Raimi), OSS 117, Rio ne répond plus (Michel Hazanavicius), Fish Tank (Andrea Arnold)
Le pire film de l'année : Wolverine de Gavin Hood.
Ce film insulte les spectateurs qui veulent voir un bon divertissement. A l'heure où les séries télévisées proposent des scénarios sur-écrits remplis de rebondissements avec images superléchées, Hollywood n'a même pas réussi un débaucher un scénariste pour donner un tant soit peu de consistance à leur produit. Pire, tout le monde s'en fout (acteurs, réalisateur, producteurs) puisque le titre du film suffit à attirer suffisamment de spectateurs pour rentrer dans ses frais.
nolan
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