Les Géants est un film belge sur de jeunes adolescents livrés à eux-mêmes. L'oeuvre fait penser à plein de bons réalisateurs mais ne déclenche aucun enthousiasme. Ce qui est assez terrible puisque nous n'avons pas grand-chose à en dire.
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Martin Nissen,
Paul Bartel et Zacharie Chasseriaud
Zak (Zacharie Chasseriaud) et son grand frère Seth (Martin Nissen) sont seuls pour les vacances d'été dans la maison de leur grand-père. Nous ne savons pas ce qu'il est advenu de leur père mais ils ont parfois leur mère au téléphone qui leur explique qu'elle ne va pas revenir tout de suite. Ils rencontrent Danny (Paul Bartel) qui va les accompagner. A cours d'argent, ils décident de louer la maison du grand-père à un trafiquant de drogue local (Didier Toupy). Aussi, le film nous montre, entre deux beaux plans de la Belgique (mais de quelle région exactement ?) en contre-plongée toute malickienne, l'errance de jeunes adolescents. Ils cherchent à oublier leur désœuvrement dans leurs escapades en nature ou dans une luxueuse résidence secondaire inoccupée ou encore chez une femme attentionnée (Marthe Keller) qui les héberge un moment. Ils connaîtront des rencontres moins heureuses avec les sbires du trafiquant, lequel a décidé de différer ad vitam aeternam le paiement du loyer. Malgré tout cela nous nous ennuyons ferme dans un film qui souffre de ne pas atteindre son objectif : emmener son spectateur en balade avec ses héros. Techniquement, difficile d'expliquer pourquoi : le film n'est pas long, les acteurs sont bons et le scénario est débarrassé de toute explication contextuelle, allant même jusqu'à s'épargner d'une conclusion. Nous pensons à Ken Loach, Gus Van Sant, et nous sentons que Bouli Lanners est nourri d'influences tout à fait recommandables. Pourtant, disons le clairement, son film est chiant.
nolan
Note de nolan : 1
Les Géants (Bouli Lanners, 2011)
« Je suis de mon cœur le vampire,
– Un de ces grands abandonnés
Au rire éternel condamnés,
Et qui ne peuvent plus sourire ! »
Charles Baudelaire, L’héautontimorouménos (extrait)
Le cinéma est l’art du XXe siècle mais un art vampire ; vampire des autres arts devenu, avec le temps, celui de son propre cadavre… Et le vampire est son héros (son mythe ?) principal.
Ces textes et notes lui sont dédiés.
Antoine Rensonnet (Ran)
0 : nul
1 : très moyen
2 : pas mal
3 : bien
4 : très bien
5 : Chef d'oeuvre
Et pour savoir ce que pensent 21 blogs cinéphiles :
PANOPTIQUE (admin : Jean-Luc Lacuve)
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