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Rango

4 Avril 2011 , Rédigé par nolan Publié dans #Critiques de films récents

Malgré une évidente beauté visuelle, cette histoire de caméléon en pleine crise identitaire pêche par l’évident désintérêt de son réalisateur pour le scénario et une majorité de gags ratés. Décevant. 

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rango.jpg

Un caméléon plein d’imagination se voit vivre mille vies, pleines d’aventures et de passions … dans son vivarium. A vrai dire, il déprime. Et voilà qu’un jour, « libéré », il atterrit dans une étendue désertique et devient, malgré lui mais pour son plus grand bonheur, shérif d’un village répondant au nom de Dirt. Les habitants y meurent de soif et vivent à l’heure du Far West. On ne peut que se réjouir de la double ambition de ce film d’animation : formelle d’une part, en cherchant une réelle beauté plastique et substantielle d’autre part en lançant son héros dans une quête existentielle. Pour l’aspect visuel, rien à dire, c’est vraiment superbe. Les animaux à écailles, à plumes et à poils sont un festival de trognes plus réussies les unes que les autres. Le décor (une route, un désert, une ville de western, …) est, lui aussi, parfaitement utilisé. On notera d’ailleurs la présence au générique de Roger Deakins, remarquable directeur de la photographie des frères Coen. Concernant le fond, la quête identitaire du héros se double d’une histoire d’eau servant avant tout à faire avancer le film puisque, après 20 minutes de délires en tout genre – au point qu’on se demande même si le caméléon n’est pas tout simplement en train de fantasmer en raison d’un coup de soleil –, il faut bien se résoudre à raconter quelque-chose. Problème : le réalisateur, Gore Verbinski, et son scénariste, John Logan, n’en n’ont visiblement pas grand chose à faire et tentent vainement d’aligner les scènes d’action pour faire passer la pilule. Trop tard, le spectateur décroche et doit patienter une bonne heure avant de retrouver quelque étrangeté chez Rango, le caméléon qui s’est donné un nom mais qui ne s’est pas encore trouvé.

Mais ce qui fait la grande faiblesse de Rango, c’est l’humour. Moins d’un tiers des gags fait mouche, ce qui est, il faut en convenir, bien trop peu pour une comédie et l’abattage de Johnny Depp (qui fait la voix de Rango et a joué une grande partie des scènes) et des animateurs n’y changent pas grand chose. Et les clins d’œil au cinéma de Sergio Leone et à Las Vegas Parano (Terry Gilliam, 1997) sont aussi attendus qu’inutiles. Petit détail amusant : dans son vivarium, le caméléon se désespère de n’avoir comme ami que des objets mais force est de constater que parmi les nombreux personnages qui vont l’accompagner par la suite, et malgré leur aspect particulier, aucun n’a le moindre relief.

 

nolan

 

Note de nolan : 1

 

Rango (Gore Verbinski, 2011)

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F
<br /> <br /> Oupsie ! Au temps pour moi !<br /> <br /> <br /> Je crois que j'ai eu un décollement de rétine avec le hell driver.<br /> <br /> <br /> <br />
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N
<br /> <br /> Sauf erreur de ma part, le film n'est sorti qu'en 2D.<br /> <br /> <br /> <br />
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F
<br /> <br /> Ce qui est un comble, surtout si tu l'as vu en 3D ! Bon, je me tâte...<br /> <br /> <br /> <br />
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